Abidjan, 27 mars 2026 (AIP) – Le président de l’Initiative Faso – Vérité et gouvernance (IF-VEG), Oumar Coulibaly, a plaidé pour plus de justice, de protection des populations civiles et de gouvernance responsable au Burkina Faso, lors d’une conférence de presse, le vendredi 27 mars 2026 à l’hôtel Famille Mondiale, à Abidjan Cocody.
M. Coulibaly a décrit une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante dans son pays, marquée par la persistance des attaques terroristes, des pertes en vies humaines et le déplacement de nombreuses populations vivant dans la peur et l’incertitude.
Tout en saluant les efforts et les sacrifices des forces de défense et de sécurité ainsi que des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), il a insisté sur la nécessité de concilier la lutte contre le terrorisme avec le respect des droits humains. « Défendre la nation ne signifie pas perdre son âme », a-t-il affirmé, estimant qu’une réponse exclusivement sécuritaire, sans justice ni dignité, ne saurait garantir une paix durable.
Présentant l’IF-VEG comme une organisation citoyenne indépendante, non-violente et attachée à la souveraineté des peuples, il a précisé qu’elle se veut une voix engagée pour la vérité, la responsabilité des gouvernants et la défense des populations, sans affiliation politique ni influence étrangère.
Abordant la situation sous-régionale, Oumar Coulibaly a exprimé la reconnaissance de son organisation à la Côte d’Ivoire pour son hospitalité envers les Burkinabè et ressortissants sahéliens ayant fui l’insécurité. Il a mis en garde contre les discours assimilant cet accueil à des tentatives de déstabilisation, appelant à la responsabilité et à la préservation des liens historiques entre les peuples.
Le président de l’IF-VEG a également relevé les difficultés socio-économiques auxquelles font face les populations, notamment la cherté de la vie, le chômage des jeunes, la fermeture d’activités économiques, ainsi que des cas d’enlèvements, de disparitions et des restrictions de la liberté d’expression.
Dans ses recommandations, il a invité les autorités de transition à renforcer la protection des civils, à autoriser des enquêtes indépendantes sur les violations présumées des droits humains, à prendre des mesures urgentes contre la vie chère et à garantir la liberté d’expression, y compris pour les journalistes et les acteurs de la société civile.
Il a en outre appelé les populations burkinabè à préserver l’unité nationale et à privilégier une mobilisation pacifique, tout en exhortant les partenaires internationaux à accroître leur soutien humanitaire et à encourager des mécanismes indépendants de suivi des droits humains, sans ingérence politique.
Selon M. Coulibaly, la stabilité durable du Burkina Faso et du Sahel repose sur la restauration de la confiance entre les citoyens et les institutions, la promotion d’un dialogue inclusif et la mise en œuvre d’une gouvernance transparente.
(AIP)
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