San Pedro, 28 mars 2026 (AIP) – Le représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) en Côte d’Ivoire, Joseph Nyemah, a annoncé, jeudi 26 mars 2026 à San Pedro, que son institution est disposée à apporter son expertise et son accompagnement à l’État ivoirien pour contribuer au succès du Projet de développement des chaînes de valeur compétitives de l’aquaculture et de la pêche durable en Côte d’Ivoire, dénommé ProDeCAP/Économie bleue.
M. Nyemah a réitéré l’engagement de la FAO aux côtés de l’État ivoirien pour relever les défis majeurs de la sécurité alimentaire, à l’occasion du lancement du ProDeCAP/Économie bleue effectué par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, en présence de plusieurs autorités ivoiriennes et de partenaires au développement.
Il a précisé que les contributions de la FAO viseront à renforcer la base scientifique nécessaire à la gestion durable des pêches, notamment à travers l’évaluation des ressources halieutiques des lagunes et des eaux continentales. Ces actions permettront de mieux outiller les gestionnaires du secteur et d’améliorer la compréhension de la dynamique économique des pêches, tant en ce qui concerne leur contribution à l’économie nationale que le profil des acteurs du secteur.
« Au regard des ambitions de la Côte d’Ivoire pour le développement de l’économie bleue, ce projet constitue un levier important pour la gestion durable de la pêche et le développement de l’aquaculture », a-t-il déclaré.
Le ProDeCAP/Économie bleue est issu de la collaboration entre le ministère des Ressources animales et halieutiques, la FAO et la Banque africaine de développement (BAD), dans le cadre de la mise en œuvre des fonds de préparation de projets dédiés à la promotion de l’économie bleue en Côte d’Ivoire.
Ce projet bénéficie d’un financement de la BAD, à travers un accord de prêt signé le 18 décembre 2024 entre la République de Côte d’Ivoire et cette institution. Il repose sur quatre composantes majeures : la gestion durable des pêches afin de préserver les ressources marines, lagunaires et continentales, le développement de l’aquaculture durable pour réduire la dépendance du pays aux importations, le renforcement des chaînes de valeur en vue d’améliorer la transformation, la qualité et la commercialisation des produits ainsi que la gouvernance et la coordination pour garantir efficacité, transparence et impact.
Selon le ministre, les produits halieutiques constituent la principale source de protéines animales pour les Ivoiriens, avec une consommation moyenne de 24,9 kg par habitant et par an. Toutefois, les capacités de production nationale ne couvrent que 20 % des besoins, entraînant des importations massives représentant 80 % de la demande intérieure. Ce projet devrait contribuer à inverser cette tendance.
Prévu pour une durée de cinq ans, le projet sera mis en œuvre dans quatre pôles de développement économique axés sur la pêche et l’aquaculture, appelés « haliopôles ».
(AIP)
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