Abidjan, 28 mars 2026 (AIP) – La présidente fondatrice de « La Case de Maman », Mabintou Diomandé Chérif, a affiché son ambition samedi 28 mars 2026 de contribuer à la formation d’une jeunesse ivoirienne responsable et performante, lors de la cérémonie de présentation officielle de cet internat dédié principalement à l’encadrement des garçons.
D’une capacité d’accueil de 50 pensionnaires, « La Case de Maman » se veut un cadre éducatif structuré, axé sur le suivi pédagogique et le développement des acquis fondamentaux. Selon la promotrice, l’initiative vise à aller au-delà des simples études surveillées pour offrir un accompagnement approfondi aux élèves.
« Il s’agit de renforcer la formation d’une jeunesse compétente, engagée dans le développement national », a-t-elle Mme Chérif, soulignant que cet internat entend proposer un environnement propice à l’apprentissage et à l’épanouissement.
À l’origine du projet, un constat préoccupant à savoir les difficultés persistantes observées chez de nombreux élèves en lecture, en écriture et en mathématiques. Face à ces insuffisances, elle a appelé à une responsabilité partagée entre les différents acteurs du système éducatif, notamment les parents, les enseignants, l’État et les apprenants eux-mêmes.
L’établissement prévoit un encadrement personnalisé reposant sur une évaluation initiale du niveau réel de chaque élève. En fonction des résultats, des programmes adaptés seront mis en œuvre, allant du renforcement des acquis de base à un accompagnement plus approfondi. Le dispositif inclut également des études encadrées obligatoires, une préparation aux évaluations scolaires, ainsi qu’un suivi individualisé dans un environnement sécurisé.
« Il ne s’agit pas d’exclure, mais de diagnostiquer les difficultés pour mieux accompagner chaque enfant », a précisé la fondatrice.
Parrain de la cérémonie, le directeur de la scolarité centrale de l’université Félix Houphouet- Boigny, Pr Aboa Abia Alain Laurent, a salué cette initiative qu’il juge en phase avec les besoins actuels du système éducatif ivoirien. Il a insisté sur la nécessité d’un encadrement pédagogique adapté aux réalités de chaque apprenant.
« Tous les élèves n’ont pas les mêmes difficultés. Il faut donc une approche différenciée pour améliorer leur niveau », a-t-il indiqué, appelant à une mobilisation collective autour de la question éducative.
La promotrice a également salué la mobilisation des partenaires venus de plusieurs régions du pays, notamment du nord, de l’est et de San Pedro. Elle a souligné que cet engagement traduit une volonté commune de soutenir l’éducation des enfants.
Si plusieurs politiques publiques ont permis d’améliorer la scolarisation des filles ces dernières années, Mme Chérif estime qu’un accent particulier doit également être mis sur l’encadrement des garçons, exposés à divers risques tels que la délinquance, la consommation de drogue ou l’abandon scolaire.
« Un enfant bien formé est un investissement pour toute la société », a-t-elle affirmé, rappelant que la réussite individuelle contribue au progrès collectif et au rayonnement de la Côte d’Ivoire.
(AIP)
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