Yamoussoukro, 29 mars 2026 (AIP) – Le Symposium international sur les collectivités territoriales, tenu dans la capitale politique ivoirienne, a débouché sur une série de recommandations majeures visant à renforcer la décentralisation et à améliorer la gouvernance locale en Côte d’Ivoire.
Au terme des travaux, les participants ont préconisé une réforme du cadre juridique, notamment la révision des textes encadrant le transfert de compétences et le régime financier des collectivités territoriales, afin de les adapter aux réalités actuelles. Ils ont également insisté sur la nécessité d’appliquer les normes communautaires de l’UEMOA, en particulier l’allocation d’une part plus importante des ressources publiques au processus de décentralisation.
Sur le plan institutionnel, les recommandations portent sur l’instauration d’un statut de l’élu local, la création d’une fonction publique territoriale et la suppression du contrôle a priori de la tutelle, dans le but de renforcer l’autonomie et l’efficacité des collectivités territoriales.
Les participants ont, en outre, suggéré la mise en place de mécanismes financiers et de coordination, notamment la création d’un fonds public territorial et l’instauration d’un cadre de concertation entre le Sénat, les ministères sectoriels et les collectivités territoriales.
Le symposium a également mis l’accent sur les enjeux d’inclusion, avec un appel à la promotion du leadership féminin au niveau local, afin de rendre la gouvernance territoriale plus représentative.
Clôturant les travaux, la présidente du Sénat, Kandia Kamissoko Camara, a salué la qualité des échanges qui ont permis de dresser un diagnostic des avancées et des défis de la décentralisation en Côte d’Ivoire.
Elle a exprimé sa gratitude aux participants et aux partenaires, notamment au président Alassane Ouattara pour son soutien, ainsi qu’au Premier ministre Robert Beugré Mambé, soulignant l’engagement des autorités en faveur de la décentralisation.
Mme Camara s’est félicitée de la contribution des élus locaux, des organisations faîtières telles que l’Assemblée des Régions et Districts de Côte d’Ivoire et l’Union des Villes et Communes de Côte d’Ivoire, ainsi que des experts internationaux, dont les apports ont permis de formuler des recommandations concrètes.
Elle a, enfin, réaffirmé l’engagement du Sénat à assurer un suivi rigoureux de leur mise en œuvre, afin de traduire ces orientations en actions concrètes au service du développement local et du bien-être des populations.
(AIP)
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