Tiébissou, 30 mars 2026 (AIP) – Une quarantaine d’acteurs communautaires et des membres du cadre de collaboration (CDC) ont été formés aux droits de l’homme le mercredi 25 mars 2026 à Tiébissou (Centre, région du Bélier), par l’ONG Indigo Côte d’Ivoire, en partenariat avec Interpeace.
Tenue à la sous-préfecture, cette formation s’inscrit dans le cadre du projet PREVEL, qui vise à renforcer les mécanismes communautaires de veille préventive et de réponse rapide face aux risques de violences électorales en Côte d’Ivoire, avec l’appui financier de l’Union européenne.
Animé par Koné Djakaridja, officier du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), la formation a porté sur le thème « Droits de l’homme et engagement citoyen ». Les participants ont été instruits sur les principes fondamentaux des droits humains, notamment le droit à la vie, à la sécurité, à la santé, à l’alimentation, à l’égalité et à la justice, ainsi que sur les libertés d’expression et de pensée. Le formateur a également insisté sur l’interdiction de l’esclavage, de la torture et des traitements inhumains ou dégradants.
Il a souligné que le respect des lois et des droits constitue un pilier essentiel de la paix et de la cohésion sociale, appelant les participants au civisme et à la responsabilité citoyenne. Évoquant la démocratie, il a insisté sur la nécessité d’élections transparentes pour prévenir les crises. Il a par ailleurs abordé les droits des femmes et des enfants, tout en recommandant un usage responsable des réseaux sociaux.
Selon M. Koné, la connaissance et le respect des droits politiques, économiques, sociaux et culturels contribuent à la prévention des conflits, invitant les participants à jouer un rôle de relais dans leurs communautés.
La cheffe de projet PREVEL, Thérèse Sanou-Kouamé, a salué l’appui de l’Union européenne et remercié les communautés ainsi que les membres du CDC pour leur engagement bénévole. Elle a rappelé que leur mission repose sur la veille communautaire, l’alerte précoce et la prévention des conflits. Elle a ajouté que l’intervention du CNDH vise à renforcer leurs compétences en matière de droits humains, indispensables à l’exercice de leurs fonctions.
Interrogés par l’AIP, des participants, dont Kouakou Kouamé Williams et Yao Amoin Élisabeth, ont exprimé leur satisfaction. Ils ont souligné que cette formation a permis de renforcer leur connaissance des droits et devoirs, favorisant ainsi l’adoption de comportements responsables et la consolidation de la paix sociale.
(AIP)
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