Abidjan, 31 mars 2026 (AIP) – Le Groupe Solidarité Égalité (GSE) a annoncé, lundi 30 mars 2026, la suspension de sa participation au processus électoral de la Mutuelle générale des fonctionnaires et agents de l’État de Côte d’Ivoire (MUGEF-CI), à la suite de l’invalidation de certaines candidatures, une décision qui relance le débat sur la transparence et l’équité du scrutin.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à Cocody, la présidente du GSE, Dr Kamara Assétou Laurence, a jugé « préoccupante » la décision qui, selon elle, est contraire aux principes devant encadrer un processus électoral inclusif et équitable.
Selon Dr Kamara, les invalidations concernent notamment les sections électorales d’Abidjan et de la Mé. À Abidjan, il est reproché à un candidat délégué des irrégularités liées à des documents jugés non conformes, tandis que dans la Mé, un candidat aurait été inscrit dans une section différente de celle figurant sur la liste électorale numérique.
Dr Kamara a également déploré l’absence de notification préalable concernant ces irrégularités. « Aucun document litigieux ne nous a été communiqué et aucune possibilité de réponse ou de régularisation ne nous a été offerte », a-t-elle affirmé, précisant que son organisation a été informée de l’invalidation par voie informelle.
Dr Kamara Assétou Laurence a rappelé qu’en pareille circonstance, les usages prévoient un délai de 48 heures pour permettre aux candidats de corriger d’éventuelles anomalies, évoquant une jurisprudence en la matière.
Au-delà de ces cas spécifiques, le GSE a soulevé des préoccupations relatives à la gestion globale du processus électoral, notamment des irrégularités présumées dans la liste électorale, l’absence de publication d’une liste physique et la recomposition des collèges électoraux.
Réuni en Assemblée générale extraordinaire, le groupe a décidé de suspendre sa participation au processus, une mesure que sa présidente présente comme « un acte de responsabilité » et non un retrait définitif.
Le GSE appelle le Comité électoral national à garantir un processus « transparent, inclusif et équitable » et à réexaminer les dossiers litigieux dans le respect des règles établies.
L’organisation sollicite également une médiation du président Alassane Ouattara et de son épouse, Dominique Ouattara, en vue d’apaiser les tensions et de favoriser le bon déroulement du processus, tout en réaffirmant son attachement au dialogue, à la paix et à la défense des droits des mutualistes.
Le Comité électoral national a validé 75 listes de candidatures et en a rejeté neuf, sur un total de 84 listes représentant 698 candidatures, déposées entre le 5 et le 19 mars 2026, rappelle-t-on.
La campagne électorale est prévue du 7 au 16 avril 2026, et l’élection des délégués fixée au 18 avril 2026.
(AIP)
sn/kp

