Yamoussoukro, 1er avr 2026 (AIP) – Le représentant résident de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a réaffirmé mardi 31 mars 2026 à l’ouverture de la 3e édition du Sommet des Filles Adolescentes (SFA), à Yamoussoukro, le soutien de l’agence onusienne en faveur de l’autonomisation et de la protection des adolescentes en Afrique.
M. Basse a salué une initiative portée par les jeunes eux-mêmes, qu’il a qualifiée de « mouvement » en faveur des droits des filles, au-delà d’un simple cadre d’échanges. « Nous sommes réunis pour écrire une nouvelle page de l’histoire de l’Afrique, où chaque fille compte, où chaque voix résonne et où chaque rêve devient possible », a-t-il déclaré.
Le responsable onusien a rappelé que l’UNICEF œuvre, en partenariat avec les États, la société civile, le secteur privé et les adolescentes elles-mêmes, pour garantir à chaque fille un accès équitable à l’Education, à la santé, à la protection et aux opportunités économiques. Il a insisté sur la nécessité de placer les adolescentes au cœur des politiques publiques et des priorités nationales.
« Notre vision est claire : que chaque fille puisse grandir en sécurité, apprendre sans barrières, accéder à des services de santé de qualité et participer pleinement aux décisions qui façonnent sa vie », a-t-il souligné, mettant en avant une approche inclusive visant particulièrement les adolescentes les plus vulnérables.
Face à des indicateurs préoccupants en Afrique de l’Ouest et du Centre, notamment le taux élevé de déscolarisation des filles, la prévalence des mariages précoces et la forte exposition des adolescentes au VIH, Jean-François Basse a estimé que ces défis constituent « un appel urgent à agir » plutôt qu’une fatalité.
Dans cette dynamique, l’UNICEF encourage des investissements accrus, le renforcement des systèmes de protection et la mise en œuvre de politiques ambitieuses pour mettre fin aux pratiques néfastes et favoriser l’égalité des chances. L’organisation plaide également pour une meilleure prise en compte de la voix et du leadership des adolescentes dans les processus décisionnels.
Le représentant résident a, par ailleurs, appelé le secteur privé à s’impliquer davantage dans la création d’opportunités en faveur des jeunes filles, tout en exhortant les garçons à jouer un rôle d’alliés dans la promotion de l’égalité de genre.
Saluant l’engagement des participantes, il a insisté sur leur rôle central dans la transformation sociale. « Vous n’êtes pas seulement les bénéficiaires du changement : vous en êtes les architectes », a-t-il affirmé.
Le Sommet des Filles Adolescentes 2026, qui se tient jusqu’au 3 avril à Yamoussoukro, réunit plusieurs centaines de jeunes venus de divers pays, avec pour ambition de faire progresser l’égalité et l’équité entre les sexes à travers un mouvement panafricain porté par la jeunesse.
(AIP)
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