Yamoussoukro, 1er avr 2026 (AIP) – Un atelier dénommé “Future search anacarde-Côte d’Ivoire” s’est ouvert mardi 31 mars 2026 au Centre d’innovation des technologies de l’anacarde (CITA) de Yamoussoukro, autour du thème “Comment accroître durablement la valeur ajoutée au sein de la filière anacarde en Côte d’Ivoire ?”.
Initiée par le Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité (CCAK) en partenariat avec l’Agence néerlandaise pour le développement des importations (CBI), cette rencontre vise à définir une vision stratégique et concertée pour le développement à long terme du secteur.
Le chef de mission adjoint des Pays-Bas, Arthur Kibbelaar, a souligné l’importance de cet atelier, malgré un contexte diplomatique chargé, mettant en avant la solidité du partenariat entre les deux pays. Il a notamment évoqué le lancement récent de la plateforme Orange Cashew Connect, destinée à renforcer la collaboration entre les acteurs de la filière.
M. Kibbelaar a annoncé que le CBI envisage de lancer un nouveau programme en Côte d’Ivoire, piloté localement, afin de réunir les parties prenantes autour de l’identification des priorités, défis et solutions pour un développement durable du secteur. Il a également rappelé les acquis de quatre années de collaboration avec le CCAK, ayant permis d’accompagner dix PME exportatrices vers le marché européen et d’améliorer leur accès au financement.
Pour les perspectives, il a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation locale de l’anacarde, en phase avec les ambitions du gouvernement ivoirien. Les Pays-Bas, principal hub européen dans ce domaine, entendent ainsi soutenir la valorisation locale, la résilience des chaînes d’approvisionnement et l’amélioration des revenus des producteurs. Il a enfin réaffirmé la volonté de co-construire une feuille de route ambitieuse et inclusive pour la filière.
Représentant le directeur général du CCAK, Simplice Gué a salué la tenue de cet atelier stratégique, tout en exprimant la reconnaissance des autorités ivoiriennes au Royaume des Pays-Bas et au CBI pour leur appui constant.
Au nom de Mamadou Berté, il a notamment mis en exergue un programme de Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) mis en œuvre durant plus de quatre ans, ayant permis de renforcer les capacités de 32 unités de transformation, dont 10 ont atteint des standards internationaux tels que SMETA.
Il a également relevé les progrès significatifs enregistrés dans la filière, avec un taux de transformation locale passé de 6 % à 43 % en une décennie, positionnant la Côte d’Ivoire parmi les leaders mondiaux du secteur.
Simplice Gué a invité les participants à des échanges constructifs afin de consolider les acquis, relever les défis et promouvoir une valorisation accrue des produits dérivés du cajou, en vue de faire de la filière un modèle de développement agro-industriel durable.
Premier producteur mondial de noix de cajou, la Côte d’Ivoire a enregistré une forte croissance de sa filière anacarde, soutenue par des réformes structurelles ayant amélioré son organisation et sa compétitivité. Toutefois, la consolidation de ces acquis nécessite une vision prospective et des actions structurées.
À travers cet atelier, les acteurs entendent analyser les tendances du secteur, identifier les leviers stratégiques, favoriser la concertation et formuler des recommandations susceptibles d’orienter les politiques publiques et les investissements. À terme, il est attendu l’élaboration d’une vision commune, d’un programme d’actions concerté et la création de nouveaux partenariats stratégiques.
(AIP)
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