Abidjan, 1er avr (AIP)- En visite en Algérie, le ministre ivoirien des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, s’est rendu à Boumerdès pour une immersion à l’Institut algérien du pétrole (IAP), dans le but de renforcer la formation des techniciens et ingénieurs ivoiriens du secteur énergétique.
Depuis plus de six décennies, la formation du capital humain a permis à l’Algérie de bâtir une industrie énergétique intégrée et souveraine.
« Notre pays est déjà en partenariat avec cet institut. Cette visite conforte notre volonté de poursuivre et d’élargir cette collaboration. À l’heure où notre industrie pétrolière est en pleine émergence, nous sommes venus au bon endroit pour tirer davantage profit de l’expérience de ce pays frère », a souligné le ministre.
Au cours de cette troisième séquence de son déplacement, Sangafowa-Coulibaly s’est imprégné des fondements du succès d’un établissement dont la réputation dépasse largement les frontières africaines.
À l’heure où la Côte d’Ivoire s’apprête à franchir un cap décisif grâce à l’essor de ses ressources gazières et pétrolières, le ministre l’a rappelé avec clarté : sans un capital humain local solide et qualifié, aucune transformation durable ne saurait s’ancrer.
« C’est une vision portée au plus haut niveau par le président Alassane Ouattara, qui insiste sur l’impérieuse nécessité de développer une filière extractive intégrée, génératrice de richesse au niveau local, au-delà de la seule activité d’extraction. Ce pari, la Côte d’Ivoire doit le relever », a-t-il affirmé.
Pour Abidjan, l’enjeu est désormais d’accélérer afin d’éviter le piège des économies extractives produire sans maîtriser en anticipant une demande massive en ingénieurs, techniciens et experts, alors même que la production nationale devrait quadrupler au cours des trois prochaines années.
Selon le directeur de l’IAP, Mohamed Khodja, dont 75% des formateurs sont des experts métiers de Sonatrach y compris des retraités, ce dispositif permet de capitaliser des décennies d’expérience afin de constituer une masse critique de compétences nationales. À ce jour, tous les postes du groupe sont occupés par des Algériens, illustrant ainsi la finalité stratégique du modèle.

Créé en 1965, deux ans après Sonatrach, l’Institut Algérien du Pétrole ne se limite pas à un simple centre de formation. Il constitue l’un des piliers discrets de la souveraineté énergétique algérienne. Conçu dès l’origine pour accompagner une stratégie nationale, il a permis de former en amont les compétences appelées à prendre le relais lors de la Nationalisation des hydrocarbures en Algérie en 1971.
(AIP)
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