Abidjan, 1er avr 2026 (AIP)- L’Inde engage à compter de ce mercredi 1er avril 2026, un chantier administratif monumental, avec plus de trois millions de fonctionnaires déployés pendant plus d’un an pour un gigantesque recensement porte-à-porte.
Initialement prévu en 2021, ce recensement a été retardé à cause de la pandémie de Covid. Le dernier exercice du genre, complété en 2011, avait arrêté la population à 1,21 milliard d’âmes. Les Nations unies l’ont évaluée en 2023 à 1,42 milliard, plaçant l’Inde devant la Chine au classement mondial.
La première phase, qui débute ce jour, consiste à compter le nombre de logements, des 28 États, des huit Territoires de l’Union, soit un total de 36 entités administratives par déclaration spontanée sur une application téléchargeable sur son téléphone ou lors du porte-à-porte d’un agent.
Le recensement proprement dit de chaque habitant n’aura lieu qu’à partir du 1er mars 2027 pour l’essentiel de la population, dès le 1er octobre 2026 dans les régions himalayennes, avant l’arrivée de la neige. Particularité de cette édition, le gouvernement indien va demander aux Indiens à quelles castes ils appartiennent.
Nées de la tradition hindoue, les castes constituent toujours un élément important de la société indienne moderne, qu’elles divisent en catégories hiérarchisées qui déterminent le rôle et le rang de leurs membres. Ces divisions nourrissent des discriminations et des inégalités au sein de la population. Plus des deux tiers des Indiens sont considérés comme appartenant à des castes inférieures, éligibles à des politiques de discrimination positive notamment dans la fonction publique ou l’éducation.
L’enjeu est aussi électoral, car les chiffres serviront à redessiner la carte politique du pays. Enfin, fondamentalement ce recensement déterminera le plan stratégique de développement de ce pays qui se présente comme la quatrième économie mondiale.
(AIP)
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