Gagnoa, 01 avr 2026(AIP)- La délégation régionale du Conseil café cacao de Gagnoa, a procédé officiellement mardi 31 mars 2026 à Gagnoa, au démarrage des activités de l’antenne régionale de sa plate-forme de coordination des initiatives d’agroforesterie.
« La plate forme, c’est pour avoir toutes les informations, et mutualiser les efforts pour être plus efficace sur le terrain », a confié la déléguée régionale du Conseil café cacao de Gagnoa, Mme Mian Miriam.
La déléguée régionale a insisté sur la nécessité d’identifier les bénéficiaires de plants de reboisement, de savoir qui en a eu et qui n’en a pas reçu, mais aussi, ceux qui en ont besoin, afin d’être plus efficaces. « Evitons le double-emploi, parce que nous n’avons plus de forêt et le changement climatique est réel », a-t-il averti.
Le Conseil café cacao, en qualité d’organe de régulation de la filière, s’est donné pour mission, au travers de la plate forme de coordination des initiatives d’agroforesterie, de rapprocher les partenaires techniques et financiers, les acteurs du monde rural et responsables des coopératives, en vue d’un meilleur rendement de l’agroforesterie.
Venu présider l’atelier de démarrage des activités de l’antenne régionale de la plate forme de coordination des initiatives d’agroforesterie, le secrétaire général 1 de préfecture de Gagnoa, Della Assamoi Bernard, a indiqué que la présence massive des participants, témoigne de l’importance que ces derniers accordent à la problématique de la restauration du couvert forestier.
Il s’agit d’une priorité nationale, érigée au rang de cause impérieuse par le président de la République, a-t-il fait savoir.
Quant à ses attentes vis-à-vis de cette plate-forme, elles sont doubles. D’une part, la cohésion par la synergie totale entre les services des eaux et forêts, le secteur agricole et les partenaires privés. “Fini le travail en vase clos et place à la mutualisation des ressources”, a relevé M. Assamoi.
L’autre attente fait allusion à la proximité, avec le maintien le plus près possible des parents agriculteurs, pour les accompagner, les conseiller et leur apporter le savoir-faire nécessaire à l’intégration de l’arbre dans leur exploitation.
Si la région a longtemps été le bastion de la richesse de la Côte d’Ivoire, il est impossible selon lui, d’ignorer le revers de la médaille, que constitue la pression forestière sans précédent.
Assamoi Bernard a fait le constat que le modèle agricole extensif d’hier, doit céder la place à une agriculture durable et résiliente.
L’agroforesterie célébrée à travers la plate forme, est le levier stratégique qui permettra de concilier la protection de l’environnement et le maintien de la productivité cacaoyère
Au-delà de la restauration du sol, l’agroforesterie ouvre aujourd’hui aux producteurs, insiste le représentant du préfet, les portes de l’économie verte à travers les projets carbone, que la capture du gaz carbonique, à l’aide des arbres dans les plantations. La production de ces arbres, véritables poumons pour la planète, sera rétribuée pour service rendu à l’humanité.
(AIP)
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