Abidjan, 1er avr 2026 (AIP) – La deuxième édition du Festival universitaire des arts et cultures d’Afrique et d’ailleurs (FUACAA) a officiellement ouvert ses portes, mercredi 1er avril 2026 à l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, autour du thème « Arts, cultures et engagement social en Afrique », plaçant la réflexion intellectuelle et l’expression artistique au centre des enjeux sociétaux contemporains.
Organisé par l’UFR Information, Communication et Arts, en collaboration avec plusieurs structures de recherche, ce rendez-vous scientifique et culturel se veut un espace de convergence entre savoir académique et créativité. Pendant plusieurs jours, il alternera colloques, tables-rondes, spectacles, concerts et expositions, dans une approche mêlant réflexion et divertissement.
Représentant la ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, le directeur général du Centre national des arts et de la culture (CNAC), Vagba De Sales, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement.
« L’art n’est pas un luxe, c’est le langage que le peuple utilise pour dire ce que la politique ne peut pas nommer », a-t-il déclaré, estimant que le FUACAA constitue « un rendez-vous avec nous-mêmes » et un levier de transformation sociale. Il a exprimé le soutien de la ministre à cette initiative qui inscrit la culture au cœur de la stratégie de développement.
Au nom du président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le directeur de l’UFRICA, professeur André Banhouman Kamaté, a salué « une initiative pertinente » qui traduit la vision d’une université ouverte sur le monde. Selon lui, la culture demeure « un puissant facteur de cohésion sociale et de développement », et le Festival offre aux étudiants un cadre d’expression, d’apprentissage et d’ouverture sur d’autres horizons.
Le commissaire général du FUACAA, docteur Koné Bassirima, a pour sa part justifié le choix du zouglou comme axe central de cette édition. Né en milieu universitaire dans les années 1990, ce genre musical constitue, selon lui, « une identité forte de la Côte d’Ivoire » et un patrimoine à transmettre aux nouvelles générations. « Nous voulons permettre aux étudiants d’aujourd’hui de comprendre les origines du zouglou et de rencontrer ceux qui en ont été les pionniers », a-t-il indiqué.
Dans cette dynamique, plusieurs figures emblématiques de la première génération du zouglou, dont Bilé Didier et Lago Paulin, sont annoncées pour des prestations en live, aux côtés d’autres groupes ayant marqué l’histoire de ce courant musical.
Au-delà des spectacles, le FUACAA 2 entend promouvoir une plateforme panafricaine de dialogue entre artistes, chercheurs et citoyens, tout en encourageant l’engagement des jeunes dans les dynamiques culturelles. Chaque journée du Festival est ainsi structurée autour d’activités scientifiques en journée et de prestations artistiques en soirée, illustrant la volonté des organisateurs de faire dialoguer pensée et création.
Prévu jusqu’au 4 avril, le Festival ambitionne de s’imposer durablement comme un carrefour académique et culturel majeur, révélateur d’une Afrique « créative, engagée et résolument tournée vers l’avenir ».
(AIP)
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