Abidjan, 01 avr 2026 (AIP) – Face au déficit de compétences techniques qui freine la sécurité énergétique et l’industrialisation du continent, l’Association africaine des raffineurs et distributeurs (ARDA) s’impose comme un acteur clé dans le développement du capital humain en Afrique, à travers des initiatives structurantes et une approche collaborative impliquant États, industrie et universités.
Selon le Secrétaire exécutif de l’ARDA, Anibor Kragha, le principal défi auquel fait face l’Afrique ne réside ni dans le financement ni dans les ressources naturelles, mais dans l’insuffisance de talents qualifiés capables d’exploiter efficacement les infrastructures énergétiques.
Dans ce contexte, l’ARDA multiplie les actions pour renforcer les capacités locales. À travers ses plateformes d’échanges, notamment la conférence annuelle « ARDA Week », l’organisation favorise le dialogue entre régulateurs, opérateurs industriels et chercheurs afin d’aligner les formations académiques sur les besoins réels du secteur énergétique.
L’initiative de l’École de formation ARDA, basée à Abidjan, illustre cette volonté de doter le continent de compétences techniques adaptées aux exigences de l’industrie. Cette structure contribue à former des professionnels dans des domaines clés tels que le raffinage, la gestion des infrastructures énergétiques et les systèmes numériques.
Au-delà de la formation initiale, l’ARDA encourage également un modèle de développement continu des compétences. L’organisation plaide pour l’intégration de programmes de mentorat, de rotations professionnelles et d’outils d’apprentissage avancés, afin de garantir la transmission du savoir et la préparation de la relève.
Dans un environnement marqué par la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, l’ARDA insiste sur la nécessité de former une main-d’œuvre capable de combiner expertise technique et compétences digitales. Cette évolution est essentielle pour répondre aux exigences des infrastructures énergétiques modernes, de plus en plus automatisées et connectées.
Par ailleurs, l’organisation appelle à une responsabilité accrue des investisseurs et des entreprises, les invitant à intégrer le développement du capital humain dans leurs stratégies au même titre que les investissements financiers et technologiques.
Pour Anibor Kragha, la construction d’un écosystème de formation solide à l’échelle continentale constitue une condition indispensable pour réduire la dépendance aux expertises étrangères et garantir la durabilité des projets énergétiques.
En s’engageant dans cette dynamique, l’ARDA ambitionne de contribuer à l’émergence d’un réseau africain d’excellence technique, capable de soutenir la transformation industrielle du continent et de valoriser pleinement son potentiel démographique.
Ainsi, au cœur des enjeux énergétiques et industriels, le capital humain apparaît comme le levier stratégique sur lequel l’Afrique devra s’appuyer pour assurer sa souveraineté et sa compétitivité à long terme.
(AIP)
zaar

