Abidjan, 1er avr 2026 (AIP)- Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a appelé, mercredi 1er avril 2026 à Abidjan Plateau, à éviter tout procès d’intention après l’élection du président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Dr Adjélou Christian Arnaud, estimant que son appartenance politique ne saurait constituer un critère d’appréciation de son action.
S’exprimant à l’issue du Conseil des ministres, M. Coulibaly a indiqué que la désignation du président du CNDH repose avant tout sur des compétences et non sur une éventuelle affiliation politique.
« L’appartenance à un parti politique n’est pas un critère qui a prévalu lors de cette élection », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il serait inapproprié de remettre en cause la légitimité du responsable sur cette base.
Le porte-parole du gouvernement a reconnu que toute personnalité peut, à un moment donné, avoir milité dans un parti politique, mais a insisté sur l’exigence d’impartialité dans l’exercice de fonctions publiques. « Dans l’exercice de sa fonction, il doit être impartial. C’est cela qui compte », a-t-il souligné.
M. Coulibaly a par ailleurs mis en avant le profil du président élu, le présentant comme « un homme de droit » disposant des compétences nécessaires pour traiter des questions relatives aux droits de l’homme.
Il a ainsi invité à lui laisser le temps d’exercer ses fonctions avant toute appréciation. « Ce n’est que dans l’exercice de ses responsabilités que l’on pourra juger de son impartialité et de son engagement en faveur des droits de l’homme », a-t-il déclaré.
Le porte-parole du gouvernement a, en outre, insisté sur la nécessité de respecter le principe de présomption d’impartialité et d’éviter toute polémique prématurée autour de cette élection.
Le Conseil national des droits de l’homme de Côte d’Ivoire a élu le 24 mars à Abidjan, son nouveau bureau exécutif, en portant à sa présidence, Dr Adjélou Christian Arnaud, enseignant-chercheur et juriste.
Il succède à Namizata Sangaré, dont le mandat de six ans avait été marqué par une professionnalisation accrue et un renforcement notable de la crédibilité de l’institution tant sur le plan national qu’international.
(AIP)
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