Abidjan, 2 avr 2026 (AIP) – Le sous-comité genre des organisations partenaires du Canada en Côte d’Ivoire a organisé, mardi 31 mars 2026, au lycée technique d’Abidjan-Cocody, une conférence de sensibilisation sur le thème « Autonomisation économique des femmes : un impératif pour la justice et le respect des droits de la femme ».
Cette rencontre, tenue dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, a réuni élèves et étudiants, autorités, bailleurs de fonds ainsi que les organisations partenaires du Canada en Côte d’Ivoire.
Animée par la présidente de la commission Études et Plaidoyer de WIM-CI, Bénédicte Amoa, la conférence a permis d’échanger avec les jeunes sur les enjeux liés à l’inclusion des femmes dans le développement économique et social.
La conférencière a exhorté les jeunes filles et les femmes à faire preuve d’audace, à surmonter les préjugés et à saisir les opportunités économiques. Elle a également invité les garçons et les hommes à soutenir les initiatives féminines.
Mme Amoa a souligné que l’autonomisation économique des femmes constitue un levier essentiel pour la justice sociale et le respect des droits féminins. Elle a rappelé qu’en Côte d’Ivoire, les femmes représentent 49,5 % de la population, mais demeurent confrontées à d’importantes disparités en matière d’accès aux ressources et aux opportunités économiques.
Selon les données présentées, seulement 18 % des femmes disposent d’un emploi rémunéré, tandis que 5 % sont propriétaires de terres, alors même qu’elles assurent près de 75 % de la production alimentaire nationale. L’entrepreneuriat féminin représente, quant à lui, entre 20 et 24 % des entreprises.
Face à ces défis, elle a salué les actions engagées par l’État ivoirien, notamment à travers le programme DICEFA, doté de 28 milliards de FCFA, visant à renforcer les capacités économiques des femmes dans onze régions du pays.
La cérémonie a pris fin par une collecte de signatures en appui au plaidoyer pour la gratuité du certificat médical en faveur des victimes de violences basées sur le genre (VBG) en Côte d’Ivoire, suivie d’une séance de réseautage entre les participants.
(AIP)
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