Yamoussoukro, 3 avr 2026 (AIP) – Le sous-préfet de Yamoussoukro, Yéo Dohogninnina, a initié mardi 31 mars 2026 une séance d’information et de sensibilisation à l’attention des populations sur les activités d’orpaillage illégal dans le département, en vue de renforcer la lutte contre ce phénomène aux conséquences multiples.
Intervenant à cette occasion, le directeur régional des Mines et de la Géologie du district autonome de Yamoussoukro et de la région du Bélier, Dabah Innocent Sika, a indiqué qu’aucun site d’exploitation illégale d’or n’est officiellement recensé dans la sous-préfecture. Toutefois, il a déploré des activités de dragage clandestin observées dans le lit du fleuve Bandaman.
« L’exploitation aurifère sur les plans d’eau n’est pas autorisée. Ceux qui s’y adonnent le font de manière illégale », a-t-il précisé, appelant à une vigilance accrue. Il a également insisté sur le rôle central des propriétaires terriens dans l’installation de ces activités illicites. « Si le propriétaire terrien refuse de céder sa terre, il n’y aura pas d’orpaillage illégal », a-t-il souligné.
Pour sa part, le sous-préfet Yéo Dohogninnina a expliqué que cette rencontre visait à promouvoir la protection de l’environnement, la sécurité des populations et les bonnes pratiques en matière d’exploitation aurifère. Il a relevé une confusion persistante entre exploitation légale et illégale de l’or, d’où la nécessité d’éclairer les communautés.
Il a en outre insisté sur le caractère national de la lutte contre l’orpaillage illégal, appelant les chefs de village, les chefs de communauté et les populations à s’impliquer pleinement. « L’orpaillage illégal prend souvent naissance au niveau des villages, avec la complicité d’acteurs locaux. Il est donc essentiel que chacun s’engage à y mettre fin », a-t-il exhorté.
Le sous-préfet s’est dit satisfait de l’adhésion des participants, qui se sont engagés à relayer les bonnes pratiques et à contribuer à l’éradication de ce fléau, au terme d’échanges jugés constructifs.
(AIP)
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