Abidjan, 7 avr 2026 (AIP)-Le député israélien d’opposition Gilad Kariv a annoncé lundi 6 avril 2026, avoir déposé une requête auprès de la Cour suprême pour faire annuler une loi récemment adoptée autorisant l’exécution des prisonniers palestiniens.
Membre du Parti démocratique, Kariv a précisé sur le réseau social américain X que la requête a été déposée en coopération avec l’Institut Zulat et le groupe Rabbins pour les droits humains, a rapporté l’Agence de presse turc Anadolu.
Dans une déclaration publiée sur le réseau social X, Gilad Kariv a fustigé un texte qu’il qualifie de raciste et extrémiste.
Le parlementaire a également critiqué le Likud de Benjamin Netanyahu, l’accusant de dérive radicale, ainsi que le parti religieux Shas.
Au-delà des enjeux éthiques, Gilad Kariv a soulevé des inquiétudes sécuritaires et diplomatiques, estimant que cette loi met en danger les commandants de l’armée israélienne et les agents du service pénitentiaire, tout en portant une atteinte grave à la réputation internationale du pays.
Il espère désormais que les conseillers juridiques de la Knesset ( parlement) et du gouvernement soutiendront la Cour suprême pour abroger totalement ou partiellement ce texte.
La loi, adoptée le 30 mars 2026 par 62 voix contre 48, cible les individus accusés d’avoir tué délibérément des Israéliens et pourrait concerner 117 prisonniers purgeant des peines de réclusion à perpétuité.
Son application reste toutefois suspendue tant qu’elle fait l’objet d’un examen judiciaire.
Plusieurs autres recours ont déjà été déposés par l’ONG Adalah, des députés arabes de la Knesset et l’Association pour les droits civils en Israël.
Cette bataille juridique intervient alors que plus de 9 500 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes, dont 350 enfants et 73 femmes.
Les organisations de défense des droits humains signalent régulièrement des abus, des situations de faim et des négligences médicales au sein du système carcéral.
( AIP)
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