Abidjan, 07 avr 2026 (AIP) – Assiè Akpéssé, localité du département de M’Batto, a vibré du 3 au 5 avril 2026 au rythme de la 18ᵉ édition du festival « Motema Pembé », placée sous le thème central : « La terre, notre héritage ».
Au-delà de l’ambiance festive ayant réuni plus de 5 000 participants, cette édition s’est distinguée par un message fort en faveur de la gestion durable du foncier et de la préservation des ressources naturelles.
Pendant trois jours, la célébration des traditions locales à travers chants, danses et expressions artistiques, portées par plus d’une trentaine d’artistes, a servi de toile de fond à une réflexion approfondie sur l’avenir des terres communautaires.
Intervenant majeur de cette édition, le commissaire général du festival, le professeur Edia Oi Edia, a lancé un appel pressant à la responsabilité collective. Il a insisté sur la nécessité de protéger la terre, qu’il a qualifiée de patrimoine vital pour la survie et la stabilité des communautés. Selon lui, seule une gestion durable permettra d’assurer la transmission de cet héritage aux générations futures.
Dans le prolongement de cette vision, un panel animé par trois universitaires a permis d’approfondir les enjeux liés au foncier. Les intervenants ont unanimement souligné le caractère stratégique de la terre, particulièrement dans un contexte marqué par des tensions récurrentes.
Ils ont exhorté les populations à adopter des pratiques responsables, fondées sur le respect des règles et la préservation des ressources, afin de garantir la cohésion sociale et le développement local.
Parrain de l’événement, N’Guessan Oi N’Guessan Pierre a, pour sa part, mis en lumière l’impact concret du festival sur la vie des populations. Il a rappelé que les éditions précédentes ont permis la réalisation d’infrastructures sociales, notamment la construction d’un logement pour la sage-femme ainsi que celle du groupe scolaire Ahoua N’doli, illustrant ainsi l’ancrage du festival dans une dynamique de développement durable.
La participation de l’ambassadrice du Canada en Côte d’Ivoire, Sandra Choufani, en qualité d’invitée spéciale, a également marqué les esprits. Son intronisation sous un nom traditionnel a symbolisé l’ouverture et l’intégration culturelle, en cohérence avec les valeurs portées par le festival.
La clôture, intervenue le 5 avril en pleine célébration de la fête de Pâques, a conféré à l’événement une dimension à la fois spirituelle et communautaire, renforçant le message central : la terre, bien commun, doit être protégée et valorisée pour assurer un avenir harmonieux aux générations à venir.
(AIP)
ks/zaar

