Abidjan, 7 avr 2026 (AIP)-Le gouvernement sud-coréen a décidé d’autoriser une reprise partielle de la navigation de ses pétroliers en mer Rouge, à l’issue d’une réunion ministérielle tenue lundi 6 avril 2026 au palais présidentiel de Séoul.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par la fermeture du détroit d’Ormuz, perturbant l’approvisionnement énergétique et contraignant les autorités à adapter leurs routes maritimes.
Le ministre sud-coréen de l’Industrie, Kim Jung-kwan, s’exprimant lors de cette réunion présidée par le chef de l’État, Lee Jae Myung a indiqué qu’ils vont « autoriser les pétroliers remplissant les conditions requises à naviguer en mer Rouge, en collaboration avec le ministère des Océans, afin de répondre à la demande du secteur civil en pétrole ».
Séoul avait initialement imposé des restrictions de navigation dans cette zone à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 1er mars. La levée partielle de ces mesures s’explique par la prolongation et l’intensification de la crise régionale.
Le transport du pétrole s’effectuera désormais depuis le port de Yanbu, en Arabie saoudite. Toutefois, ce corridor maritime reste exposé à des risques sécuritaires, notamment au niveau du détroit de Bab-el-Mandeb, où persistent des menaces d’attaques attribuées aux rebelles houthis.
Le ministre des Océans, Hwang Jong-woo a assuré que ces opérations se dérouleraient sous étroite surveillance de l’unité Cheonghae de la marine sud-coréenne ainsi que de la cellule de crise gouvernementale. Cette unité est actuellement déployée dans le golfe d’Aden pour lutter contre la piraterie, notamment les attaques de pirates somaliens.
(AIP)
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