Abidjan, 07 avr 2026 (AIP) – Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient ont atteint un niveau critique, mardi 7 avril 2026, à la suite de déclarations alarmantes du président américain Donald Trump et de nouvelles frappes visant des infrastructures iraniennes.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a averti qu’« une civilisation entière va mourir ce soir », à quelques heures de l’expiration d’un ultimatum adressé à l’Iran. Tout en affirmant ne pas souhaiter une telle issue, il a laissé entendre qu’elle restait probable en cas d’échec des négociations.
Le vice-président américain J. D. Vance a, pour sa part, indiqué que « de nombreuses négociations » étaient en cours, tout en évoquant l’existence de moyens d’action que les États-Unis n’ont pas encore utilisés.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de frappes israélo-américaines ayant visé plusieurs infrastructures en Iran, notamment des ponts et des installations de transport. Selon des sources iraniennes, au moins 18 personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans des bombardements survenus dans la province d’Alborz, près de Téhéran.
L’armée israélienne a confirmé avoir mené des opérations aériennes ciblant des infrastructures qu’elle associe aux Gardiens de la Révolution. Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou a évoqué la destruction d’équipements militaires, dont des avions de transport et des hélicoptères.
En réaction, l’Iran a lancé des missiles en direction d’Israël, interceptés par les systèmes de défense israéliens, selon des sources militaires. Par ailleurs, les autorités israéliennes ont appelé la population iranienne à éviter les déplacements en train, laissant présager de nouvelles frappes ciblant le réseau ferroviaire.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé de représailles majeures en cas d’escalade, évoquant des actions susceptibles de priver les États-Unis et leurs alliés de ressources énergétiques « pendant des années ». Ils ont également averti que toute intervention américaine franchissant certaines « lignes rouges » entraînerait une riposte au-delà de la région.
Cette montée des tensions fait craindre une aggravation du conflit, avec des répercussions potentielles sur la stabilité régionale et les marchés mondiaux de l’énergie.
(AIP)
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