Bouaflé, 10 avr 2026 (AIP)- La direction départementale des Eaux et Forêts de Bouaflé a initié, jeudi 9 avril 2026, une rencontre de sensibilisation sur les conflits entre les populations et la faune, en particulier les hippopotames, en présence des autorités administratives et des acteurs communautaires.
Selon le directeur départemental des Eaux et Forêts, le colonel Koffi Malan Kumansi, cette initiative vise à faire face à la recrudescence des conflits homme-faune observés en Côte d’Ivoire, avec des conséquences parfois dramatiques. « Ces situations entraînent malheureusement des pertes en vies humaines, ce qui constitue une réelle préoccupation », a-t-il indiqué.
Il a rappelé qu’en 2024, deux élèves ont perdu la vie après une attaque d’hippopotame près du pont sur la Marahoué, évoquant également un drame survenu dans les années 2000 à Bozy. Pour lui, ces incidents illustrent l’urgence d’agir.
Le colonel Kumansi a insisté sur la sensibilisation comme principale réponse, appelant les populations à éviter d’empiéter sur les habitats naturels des animaux. « Lorsque leur milieu est perturbé, les animaux se rapprochent des zones habitées, ce qui engendre des conflits », a-t-il expliqué.
Il a également recommandé la mise en place de comités de veille dans les villages, chargés d’alerter rapidement les autorités en cas de présence d’animaux dangereux. Ces dispositifs devraient permettre une meilleure prévention et une réaction rapide des services compétents.
Abordant la question des dégâts matériels, notamment les destructions de cultures, le directeur départemental a précisé que, même si ces situations doivent être évitées, elles peuvent survenir. Dans ce cas, les populations sont invitées à saisir les services compétents, notamment ceux de l’agriculture et des Eaux et Forêts.
Une enquête de terrain sera alors diligentée afin d’évaluer l’ampleur des dégâts, d’identifier les causes et de situer les responsabilités. Ce processus pourra, le cas échéant, ouvrir droit à une indemnisation, à condition que les faits soient clairement établis, afin d’éviter toute confusion avec des dégâts causés par des animaux domestiques.
Le secrétaire général de la préfecture de Bouaflé, Brahima Traoré a exhorté les populations à adopter des comportements responsables, notamment en respectant une distance de sécurité avec les animaux et en évitant les zones à risque.
Il a en outre invité les participants à relayer les messages de sensibilisation auprès des communautés, tout en appelant à la vigilance, surtout dans les zones riveraines des cours d’eau.
(AIP)
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