Abidjan, 10 avr 2026 (AIP) – Le groupe Orange s’engage à atteindre la neutralité carbone d’ici 2040 et à réduire de 45 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030, ont annoncé ses directeurs généraux lors d’une présentation, mercredi 08 avril à Casablanca au Maroc.
« Nous fixons un cap clair . La neutralité carbone en 2040, avec une réduction intermédiaire de 45 % de nos émissions d’ici 2030 », a déclaré la directrice générale du groupe, Christel Heydemann, en présentant la nouvelle feuille de route stratégique de l’opérateur pour les marchés émergents.
« Cet objectif climatique est au cœur de notre stratégie. Il ne s’agit pas d’une option mais d’une responsabilité », a-t-elle ajouté.
Le directeur général pour l’Afrique et le Moyen-Orient, Yasser Shaker, a pour sa part insisté sur les spécificités régionales. « L’âge moyen de la population en Afrique et au Moyen-Orient est proche de 20 ans, et 45 % des habitants ne disposent pas de services bancaires. Notre développement doit être sobre en carbone pour être durable », a-t-il expliqué.
À cet objectif climatique s’ajoutent d’autres axes du plan stratégique, baptisé ‘’Trust the future’’, détaillés par les deux dirigeants, notamment les investissements dans les infrastructures numériques, le déploiement de la fibre optique, ainsi que les objectifs de croissance des services financiers mobiles.
« Nous prévoyons un plan d’investissement d’environ cinq milliards d’euros sur trois ans dans la région », a précisé Yasser Shaker.
Christel Heydemann a communiqué plusieurs indicateurs économiques et opérationnels : plus de 40 milliards d’euros de revenus en 2025, ainsi que des objectifs de croissance de la base clients (40 millions d’abonnés supplémentaires d’ici 2028) et des services numériques.
Le groupe a également fait état, par la voix de ses directeurs, de 53 « Orange Digital Centers » déployés et de plus de quatre millions de personnes formées, avec un objectif d’un million de bénéficiaires supplémentaires d’ici 2030.
Yasser Shaker a par ailleurs cité une estimation selon laquelle une augmentation de 10 % de la pénétration mobile pourrait être associée à une hausse d’environ 2 % du PIB, soit un effet deux fois supérieur à la moyenne mondiale. « C’est pourquoi notre engagement climatique ne nous éloigne pas de notre mission de connectivité, il la renforce », a-t-il conclu.
(AIP)
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