Selon le délégué du RNCCI pour la zone de Grabo, cette situation résulte de pressions exercées sur certains bouchers afin d’imposer une augmentation généralisée des prix. « Je suis venu dénoncer une situation grave qui s’est déroulée à Gbapet et Gnato. (…) le kilogramme de viande de bœuf [était vendu] à 3 500 francs tandis que son patron et les autres bouchers insistaient qu’il élève le prix à 4 500 francs avec os et sans os à 5 000 francs », a-t-il expliqué.
Il affirme qu’un boucher ayant refusé d’appliquer ces nouveaux tarifs s’est vu retirer sa marchandise au profit d’autres vendeurs ayant accepté les prix plus élevés, privant ainsi certaines localités de viande à coût abordable.
Le RNCCI souligne que ce type de pratiques n’est pas isolé dans la zone, évoquant des situations similaires enregistrées par le passé dans la commercialisation du riz, où des commerçants auraient subi des pressions pour ne pas vendre à des prix inférieurs à ceux pratiqués par leurs pairs.
L’organisation relève également une hausse généralisée des prix des denrées de première nécessité sur les marchés locaux, citant notamment le maïs, la banane plantain, l’huile ou encore le riz, dont les coûts varient fortement selon la qualité.
Le délégué estime que ces augmentations persistantes ne peuvent plus être justifiées par l’état des infrastructures routières, autrefois évoqué comme facteur explicatif. Il appelle à un renforcement des contrôles des services compétents afin de réguler les prix et protéger le pouvoir d’achat des populations.
Le RNCCI invite par ailleurs les autorités à intensifier leurs actions dans cette zone afin de lutter contre les pratiques spéculatives et garantir un accès équitable aux produits de grande consommation.
(AIP)