Danané, 15 avr 2026 (AIP) – Des commerçantes de Danané ont exprimé, lundi 13 avril 2026, leurs difficultés liées à l’absence d’un marché structuré et à la dégradation des voies d’accès à la ville.
Rencontrées sur leurs lieux d’activités, notamment au marché principal, ces commerçantes affirment exercer depuis plusieurs années dans des conditions précaires, exposées aux intempéries et dépourvues d’infrastructures adaptées pour la conservation et la vente de leurs produits.
« Nous souffrons sous le soleil et la pluie. Quand il pleut, nos marchandises sont mouillées et nous perdons tout », a témoigné Bamba Djénéba, vendeuse de poisson et de riz, qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 30 ans.
Elles expliquent également faire face à l’insécurité de leurs espaces de vente, souvent précaires et instables, en raison de l’absence d’un marché formel.
Sur le site qui fait office de marché, aucune infrastructure n’est aménagée. Le terrain appartient à un particulier, et les commerçantes y exercent dans une incertitude permanente, exposées à d’éventuelles sommations de déguerpissement.
« On nous envoie parfois des lettres pour quitter. On est obligées d’aller négocier pour rester », a confié la commerçante.
Outre ces difficultés, elles ont évoqué la dégradation des routes, qui entrave l’acheminement des produits agricoles vers la ville et complique leur écoulement.
« Nos parents cultivent, mais les routes sont coupées. Avant, les produits arrivaient facilement. Aujourd’hui, ce sont des acheteurs venus d’ailleurs qui récupèrent tout en brousse », a indiqué une autre commerçante, Bamba Massé.
Pour ces femmes, la construction d’un marché moderne et structuré, couplée à la réhabilitation des routes, permettrait d’améliorer leurs conditions de travail, d’accroître leurs revenus et de dynamiser le commerce local. D’où leur appel pressant aux autorités pour une solution durable à leurs préoccupations.
(AIP)
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