Abidjan, 16 avr 2026 (AIP)- Le président du Conseil d’Etat, Yao Patrice Kouakou a procédé jeudi 16 avril 2026 à Grand-Bassam, à l’ouverture d’un séminaire de trois jours placé sous le thème, « Le Conseil d’État : Bilan, perspectives et consolidation des acquis », en présence de hautes personnalités du monde judiciaire.
Cet atelier scientifique vise à évaluer le chemin parcouru depuis la création de l’institution et à dessiner les sillons d’un avenir plus radieux, sous l’impulsion et le leadership éclairé du président de cette institution.
Le Magistrat Hors Hiérarchie, M. Yao a d’abord tenu à rendre « un vibrant hommage à madame la Présidente du Conseil Constitutionnel qui a conduit avec brio et maestria les élections présidentielles et législatives de fin 2025 ». Puis, s’adressant à l’assemblée composée de magistrats, greffiers et experts, il a rappelé la nécessité de ce bilan, six ans après le premier séminaire de juillet 2019.
« Six années plus tard, il apparait opportun, pour l’ensemble des magistrats, greffiers et autres personnes ressources, de faire un bilan pour évaluer toutes les activités du Conseil d’État, d’en tirer les conséquences utiles et de se projeter dans l’avenir », a déclaré le président, saluant la mémoire des anciens tout en accueillant les nouvelles recrues. Il a insisté sur le triptyque guidant son mandat, notamment « Pertinence, Fécondité et Prestige ».
L’objectif de ce conclave est ambitieux. Il s’agit notamment d’analyser le rôle, l’évolution et les performances du Conseil d’État à travers un bilan critique, afin d’identifier les perspectives d’amélioration et de proposer des mécanismes de consolidation des acquis. Au menu des réflexions, des sujets comme « Le juge administratif, juge de la légalité », « Les constances jurisprudentielles en droit foncier », « La régulation des marchés publics » ou encore « L’écriture d’une décision du Conseil d’État ».
Prenant la parole, le président du comité d’organisation, Koutou Aka Thomas, a salué l’homme de vision qu’est le Président Yao Kouakou Patrice. Nommé à la tête de cette jeune institution créée par la loi organique n° 2020-968 du 17 décembre 2020, ce magistrat émérite issu de l’ordre judiciaire a su, en six ans, « donner vie et corps » à la juridiction administrative. « Après six années d’exercice, nous pouvons dire que le Président a, avec maestria et brio, tenu de main de maître cette Haute Juridiction Administrative », a-t-il souligné.
M. Koutou a également relevé les défis nouveaux auxquels le Conseil est confronté, notamment l’apparition de contentieux complexes liés aux marchés publics et au foncier, face à une urbanisation galopante. Il a exhorté les participants à faire preuve d’ardeur et d’abnégation pour que les travaux aboutissent à un « rapport qui servira de boussole pour la bonne marche du Conseil d’État ».
Le séminaire se poursuit jusqu’au samedi et devrait aboutir à l’adoption de recommandations fortes pour consolider l’État de droit et la justice administrative en Côte d’Ivoire.
(AIP)
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