Abidjan, 1er mai 2026 (AIP)- Les femmes de la Confédération ivoirienne des Syndicats libres (CISL-Dignité) ont plaidé pour la ratification de la Convention 190 sur la violence et le harcèlement suscitée ainsi que son application d’ici fin 2026, à l’image du succès de la C189, lors de la célébration de la journée internationale du travail, à Abidjan-Cocody.
» Aujourd’hui, nous élevons nos voix pour un plaidoyer urgent à savoir la ratification immédiate de la Convention n°190 de l’OIT par la Côte d’Ivoire. Ces dernières années la Côte d’Ivoire a pris davantage conscience de l’accentuation des violences basées sur le genre et a adopté par le biais du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, le 21 décembre 2021″, a justifié la présidente de la Commission Femme de la CISL Dignité, Mme Kobri Gisèle.
Elle a ajouté que la loi n°2021-894 relative aux mesures de protection des victimes de violences domestiques, de viol et de violences sexuelles autres que domestique.
Cependant, a-t-elle poursuivi, cette loi de même que son application se sont révélées insuffisante pour prévenir, combattre et éliminer la violence en milieu professionnel.
Selon elle, les violences et harcèlement en milieu professionnel incluant le harcèlement sexuel, le harcèlement moral et les agissements sexistes, gangrènent trop souvent les lieux de travail en Côte d’Ivoire.
» Ces actes portent atteinte à la dignité des travailleuses et travailleurs, minent leur santé physique et mentale, et freinent le développement économique du pays. Selon les standards internationaux, comme ceux promus par l’OIT, l’employeur a l’obligation de prévenir, repérer et sanctionner ces violences via des procédures claires de signalement et de sensibilisation », a soutenu Mme Kobri Gisèle.
Toutefois, la Commission Femme de la CISL Dignité salue l’initiative du Comité intersyndical pour la Ratification de la C190 (CIRC190-CI), en partenariat avec l’OIT Côte d’Ivoire, et appelle à un mouvement commun avec l’ État, le patronat, les syndicats et les médias.
» Cette ratification n’est pas une simple formalité administrative. C’est un engagement moral, social et politique pour un environnement de travail sûr et respectueux de la dignité humaine », a-t-elle déclaré.
Pour la présidente, cette ratification permettra notamment l’élaboration des protocoles nationaux de prévention et de traitement des violences basées sur le genre, la formation des managers et collègues au repérage et à l’accompagnement des victimes, ainsi qu’à la négociation collective des accords d’entreprise plus protecteurs, avec sanctions contre les auteurs.
(AIP)
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