Abidjan, 24 mai 2026 (AIP) – Le gouvernement ivoirien renforce son pari sur la jeunesse comme moteur de paix et de stabilité sociale, à travers le Programme national de cohésion sociale (PNCS) qui a lancé, jeudi 21 mai 2026 au Centre de service civique d’Adzopé, une caravane nationale de renforcement des capacités destinée à 1 650 jeunes stagiaires volontaires issus de plusieurs centres du pays.
Pendant trois jours, les participants ont pris part à des formations axées sur la culture de la paix, la tolérance, le civisme et la cohésion sociale, avec pour ambition de faire émerger une génération de jeunes engagés dans la prévention des conflits et la consolidation du vivre-ensemble.
La caravane, portée par une collaboration entre les ministères en charge de la cohésion nationale et de la jeunesse, mobilise également l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale (OSCS) ainsi que le comité de suivi du protocole d’accord entre les deux départements ministériels.

À l’ouverture des travaux, la directrice du Centre de service civique d’Adzopé, Delareyne Dogo, a invité les 500 jeunes présents sur le site à faire preuve de discipline et d’engagement afin de tirer pleinement profit des enseignements dispensés.
Pour la directrice générale du PNCS, Soro Mangoua Laurette, cette initiative traduit la volonté de l’État de transformer les jeunes en relais de paix au sein des communautés.
« Vous êtes le levier d’une Côte d’Ivoire unie. Ce que vous apprenez ici doit rayonner au-delà de ces murs », a-t-elle déclaré, exhortant les stagiaires à devenir de véritables « ambassadeurs de la paix ».
Après Adzopé, la caravane se poursuivra dans les centres de Daloa, Bouaké 1 et Bouaké 2, avec l’objectif d’inculquer aux 1 650 jeunes volontaires les valeurs d’une citoyenneté responsable et active.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de consolidation de la paix à travers l’encadrement de la jeunesse, particulièrement marquée par les conséquences des crises passées. Les autorités estiment que les jeunes, souvent exposés aux vulnérabilités sociales, peuvent également devenir des acteurs majeurs de réconciliation et de cohésion lorsqu’ils bénéficient d’un accompagnement adapté.
L’action du gouvernement ivoirien rejoint ainsi l’esprit de la résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reconnaît le rôle essentiel des jeunes dans la prévention des conflits, la paix durable et le développement.
À travers les centres de service civique, l’État entend créer des espaces de transformation citoyenne capables de former une jeunesse responsable, consciente de son rôle dans la stabilité et le développement du pays.
(AIP)
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