Bouaflé, 24 mai 2026 (AIP) – La Société coopérative du groupement des éleveurs de porcs de Bouaflé (SCOOP GEB) a enregistré un déficit de 260 000 FCFA au terme de l’exercice 2025, conséquence directe de la peste porcine africaine qui a durement affecté les élevages de la région de la Marahoué depuis 2024, a-t-on appris lors de son assemblée générale ordinaire tenue samedi 23 mai 2026 à Garango, dans la commune de Bouaflé.
La trésorière générale, Touré Maïmouna, a présenté un bilan financier faisant état de 61 001 710 FCFA de ventes de porcs pour des charges dépassant 61,2 millions FCFA. Le secrétaire général, Alain Gaimon, a expliqué que ce déficit résulte principalement des abattages sanitaires imposés après la déclaration officielle de la maladie en mai 2024, qui ont entraîné la destruction de plus de 5 000 porcs dans les localités de Bouaflé, Sinfra et Zuénoula.
Selon lui, la filière a été désorganisée pendant près d’un an et demi avant une reprise progressive observée fin 2025. Outre les pertes liées à la maladie, les coûts de transport et la faible qualité de certains animaux ont aggravé les charges. M. Gaimon a insisté sur l’importance d’une alimentation appropriée, d’une bonne santé animale et de méthodes d’élevage rigoureuses pour améliorer la compétitivité.
Malgré les difficultés, il s’est dit optimiste quant à l’avenir de la filière porcine en Côte d’Ivoire, estimant que la crise a favorisé une prise de conscience des éleveurs sur la nécessité de formations, de techniques modernes et d’une gestion comptable rigoureuse. « Ici, nous avons adopté une devise : Travail – Rigueur – Prévoyance », a-t-il affirmé.
La rencontre s’est déroulée en présence du préfet de la région de la Marahoué, Gonbagui Gueu Georges, et du premier vice-président du conseil régional, Sacko Lassina.
(AIP)
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