Cet article a été publié le: 8/06/22 6:50 GMT

AIP/ Des experts du FMI évaluent le dispositif ivoirien de lutte contre le blanchiment de capitaux

Abidjan, 08 juin 2022 ( AIP)- Une équipe d’évaluation du Fonds monétaire international (FMI) est en Cote d’Ivoire pour évaluer le dispositif de Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), conformément aux recommandations du Groupe d’actions financières (GAFI).

La Côte d’Ivoire s’est soumise au premier cycle de l’évaluation mutuelle de son dispositif de LBC/FT en 2012 par les pairs évaluateurs de la sous région, sous l’égide du GIABA. Depuis 2016, les Etats membres, notamment 14 pays du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), ont amorcé le second cycle de l’évaluation mutuelle de leurs dispositifs nationaux.

Selon le président de la Cellule nationale d’informations financières de Côte d’Ivoire (CENTIF-CI), Idrissa Touré, cette mission vise à évaluer la mise en oeuvre par les États, des obligations spécifiques des recommandations du GAFI. Il s’agit notamment de s’assurer de l’existence du cadre juridique et institutionnel conforme à ces recommandations.

Pour le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Minafou Fanta Coulibaly-Koné, ce processus d’évaluation mutuelle en cours constitue une belle opportunité de jauger la capacité du pays à faire face aux fléaux du blanchiment de capitaux et du financement de terrorisme et à prendre les mesures adéquates.

“En attendant le projet de rapport global qui intègrera le volet de l’efficacité de notre dispositif, à la suite de la visite sur place, je voudrais vous assurer que la Côte d’Ivoire acceptera volontiers toutes les observations et recommandations qui seront faites afin d’améliorer la conformité et l’efficacité de son dispositif LBC/FT”, a signifié Mme Coulibaly-Koné.

Une évaluation du dispositif LBC/FC peut conduire à deux processus. Il s’agit du suivi régulier en cas de résultats satisfaisants, et du suivi renforcé  plus intensif et  qui aboutit à l’inscription du pays sur la liste grise, signe d’un risque “réputationnel” pour les investisseurs qui doivent avoir à l’esprit que le pays évalué est en proie à des risques de blanchiment de capitaux.

“Il est par ailleurs un processus assez  long et difficile à s’en sortir une fois qu’on y est inscrit” , a souligné le chef de la délégation des experts du FMI, Az Murr.

Cette évaluation s’étend sur la période du 5 au 25 juin et s’effectuera auprès d’acteurs nationaux tant du secteur public que privé.

(AIP)

tad/cmas