Cet article a été publié le: 8/09/21 15:22 GMT

AIP/ Focus sur l’ANAC, garant de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile ivoirienne (Papier d’éclairage)

Abidjan, 08 sept 2021 (AIP)- Le directeur général de l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC), Silué Ninaly, a présenté mardi 7 septembre 2021 lors du forum des directeurs de publication (FORDPCI),  cette administration qui œuvre à assurer la sûreté et la sécurité de l’aviation civile ivoirienne tout en  soulignant la distinction entre les autres acteurs du secteur et relevant ses acquis et perceptives.

Les missions de l’ANAC

L’ANAC est une autorité administrative indépendante chargée d’assurer pour le compte de l’Etat les missions de réglementation, de surveillance et de supervision de la sûreté et de la sécurité de l’aviation civile ainsi que les missions de régulation économique et de protection de l’environnement qui en découlent. Elle veille à la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de transport aérien. A la tête de l’ANAC depuis juin 2011, Silué Sinaly veut “faire de l’Aviation civile ivoirienne, une administration de référence dans la sous-région, en Afrique et dans le monde.”

 

Une distinction entre les autres acteurs du transport aérien, des entités proches… mais  des activités complémentaires

Silué Sinaly , Dg de la ANAC (PH d’archives)

Selon le DG, deux types d’acteurs exercent d’une part des missions régaliennes et d’autre part, des  fonctions d’exploitant. Les activités régaliennes ou de régulation sont assurées par l’ANAC  et le Bureau d’enquête d’aviation, un organe permanent et indépendant, responsable des enquêtes de sécurité sur les accidents et les incidents dans l’aviation civile, survenus sur le territoire ivoirien.

Quant aux activités d’exploitation, elles sont assurées par la compagnie nationale Air Côte d’Ivoire, et cinq autres compagnies dont trois compagnies d’hélicoptère basées et immatriculées en Côte d’Ivoire qui exploitent des aéronefs ivoiriens.

Ensuite intervient l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) qui assure la fourniture des services de la navigation aérienne en route dans les espaces aériens, l’organisation de ces espaces aériens et des routes aériennes en conformité avec les dispositions de l’Organisation de l’aviation  civile internationale (AOCI), la publication de l’information aéronautique, la prévision et de la transmission des informations dans le domaine de la météorologie aéronautique.

Les installations qui constituent l’aéroport sont gérées par un gestionnaire de l’aéroport représenté en Côte d’Ivoire par AERIA. Cette structure intervient est en relation avec un exploitant, National aviation services (NAS IVOIRE), chargée d’assister les vols au sol, d’établir les passerelles,  de débarquer les bagages, de traiter et embarquer le fret.

Enfin intervient la Société d’exploitation de développement aéroportuaire aéronautique météo (SODEXAM), équivalant de AERIA à l’intérieur du pays, qui gère les installations au sol notamment les aérogares, les aérodromes ouverts à l’intérieur du pays. “La SODEXAM exerce une mission de contrôle des aérodromes nationaux”, dixit Silué Sinaly.

 Les acquis de l’ANAC

Par ses actions, l’ANAC a obtenu  en 2015, la certification par la Transportation Security Administration (TSA) américaine, de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, ainsi qu’aux normes de l’OACI, la certification d’Air Côte d’Ivoire.

Défis et perspectives dans le secteur du transport aérien

Aéroport FHB d’Abidjan (Archives)

L’ANAC vise la classification en catégorie 1FAA de l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, lui permettant des vols des compagnies nationales vers les USA. Elle ambitionne d’ci en 2025, d’augmenter le niveau de conformité aux normes de sécurité OACI de 80% à 90%,  ainsi que le niveau  de conformité aux normes de sûreté de 78% à 85%.

Au niveau du système d’aviation civile, sont prévues une extension de l’aérogare à cinq millions passagers, la réalisation d’une nouvelle voirie routière  permettant l’accès aux nouvelles installations et le raccordement à l’autoroute de Grand-Bassam à l’avenue de l’aéro-cité. Il est aussi envisagé la certification de  l’aéroport de Bouaké et la réalisation du long courrier par la compagnie nationale, notamment des vols vers les Etats-Unis d’Amérique.

(AIP)

tad/cmas