Abidjan, 21 sept 2026 (AIP)- La Côte d’Ivoire a réaffirmé, son engagement en faveur d’une gestion intégrée et durable des ressources en eau, a indiqué lundi 21 septembre 2026, le directeur de cabinet du ministère des eaux et Forêts, Générale Zouzou Mailly Elvire-Joelle représentant le ministre Jacques Assahoré.
Elle s’exprimait à l’ouverture de la 13e session ordinaire du Comité technique des experts du Cadre permanent de coordination et de suivi de la Gestion intégrée des ressources en eau (CPCS-GIRE).
« La Côte d’Ivoire s’est résolument engagée dans la gestion intégrée des ressources en eau dès la Conférence ouest-africaine sur l’eau tenue sous l’égide de la CEDEAO en 1998 », a déclaré Générale Zouzou. Selon elle, depuis cette rencontre, le pays n’a cessé d’œuvrer à la traduction concrète de cette démarche, aussi bien au plan national que régional.
Au plan interne, cet engagement s’est notamment traduit par la révision du cadre législatif avec l’adoption d’un nouveau Code de l’eau en 2023, ainsi que par l’élaboration d’une nouvelle politique nationale de l’eau et de ses premiers instruments de planification, notamment le Schéma directeur d’aménagement et de gestion des ressources en eau.
« La Côte d’Ivoire est elle aussi engagée dans une dynamique de réforme dans la gouvernance de l’eau afin de s’adapter aux exigences sociales, économiques et environnementales du moment », a-t-elle souligné.
Au niveau régional, le pays a également pris part à plusieurs initiatives visant à renforcer la coopération autour des ressources en eau partagées. Il a notamment abrité une réunion du Conseil des ministres de l’autorité du bassin concerné et sollicité récemment l’accompagnement du secrétariat de la Convention des Nations unies sur l’eau pour la finalisation du processus d’adhésion à cette convention.
La Côte d’Ivoire a également accompagné le processus de mise en place de l’autorité du bassin du Cavally-Cos-Sassandra, un processus qui a été étendu à partir de 2015 à l’ensemble des pays de l’Union du fleuve Mano, qui compte plusieurs bassins fluviaux partagés.
Pour le représentant du ministre, cette dynamique traduit la volonté du pays de consolider la coopération régionale face aux défis qui affectent les ressources en eau en Afrique de l’Ouest.
Générale Zouzou Mailly Elvire-Joelle a notamment cité la pollution des cours d’eau, aggravée par l’orpaillage illégal, les effets du changement climatique marqués par les inondations et les sécheresses, le stress hydrique, l’inégale répartition de la ressource, le déficit d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, ainsi que les difficultés liées au financement durable du secteur.
À ces défis s’ajoute, selon elle, la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles et techniques des pays de la région afin de permettre une meilleure gouvernance des ressources en eau.
Organisée par le Centre de gestion des ressources en eau de la CEDEAO (CGRE-CEDEAO), la 13e session ordinaire du Comité technique des experts du Cadre permanent de coordination et de suivi de la Gestion intégrée des ressources en eau (CPCS-GIRE) réunira les ministres en charge des ressources en eau des États membres, les experts régionaux ainsi que les partenaires techniques et financiers autour des
enjeux majeurs de la gouvernance de l’eau et du développement durable.
(AIP)
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