Cet article a été publié le: 8/06/22 6:44 GMT

AIP/ La JICA offre des motoculteurs dans le cadre d’un projet de promotion du riz ivoirien

Yamoussoukro, 08 juin 2022 (AIP) – Le représentant résident de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Kojiro Fujino, a procédé mardi 7 juin 2022 à Yamoussoukro, à la remise officielle de huit motoculteurs aux acteurs de la phase 2 du projet de Promotion du riz local en Côte d’Ivoire (PRORIL).

Les petites et moyennes entreprises agricoles (PMEA) et l’Agence nationale d’appui au développement rural (ANADER) sont les premiers bénéficiaires des engins tandis que l’ensemble des  producteurs de la filière en sont les bénéficiaires finaux.

Ces motoculteurs permettront de faire de grandes superficies en moins de temps et avec moins de pénibilité. «Nous avons constaté que pour améliorer la qualité de la production de riz en Côte d’Ivoire, il fallait prendre en compte la mécanisation. Nous avons ciblé la mécanisation comme une des interventions principales pour cette phase 2 », a souligné le représentant de la JICA.

En Côte d’Ivoire la riziculture irriguée n’est mécanisée qu’à environ 14% et la riziculture pluviale à moins de 10%, a expliqué le directeur général de l’Agence pour le développement de la filière riz (ADERIZ), Yacouba Dembélé.

«  C’est très faible pour un pays qui veut atteindre l’autosuffisance, c’est pourquoi à  notre demande le gouvernement japonais a accepté que la phase 2 du PRORIL prenne en compte les anciens objectifs, les raffermisse, les améliore et prenne également en compte de manière très forte l’aspect mécanisation », a-t-il ajouté.

Le PRORIL a démarré en février 2014 avec pour objectif de promouvoir le riz local dans les districts de Yamoussoukro et d’Abidjan ainsi que dans les régions du Gbêkê et du Bélier, en augmentant les volumes des ventes de riz.

Selon M. Dembélé, le projet a permis d’avoir une bonne avancée sur la production du riz notamment la conduite d’une parcelle dans les meilleures conditions possible. « Il a par ailleurs aidé à mettre en place un système de crédit agricole de riz qui permet au producteur d’être en relation avec une banque, d’avoir du crédit , acheter les intrants et faire sa production avant de rembourser. Ce système permet au producteur d’être dans un environnement où il est un opérateur économique à part entière », a-t-il poursuivi.

(AIP)

gso/cmas