Cet article a été publié le: 7/10/22 4:58 GMT

AIP/ Le risque de décès par le cancer de sein en Côte d’Ivoire réduit de 25% en quatre ans de fonctionnement du CNRAO

Abidjan, 07 oct 2022 (AIP)- Le risque de décès par le cancer de sein en Côte d’Ivoire est reduit de 25% en quatre ans de fonctionnement du Centre national d’oncologie médicale et de radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), a appris l’AIP, jeudi 06 octobre 2022, à Abidjan, lors du lancement des activités d’ Octobre rose, dédié à la lutte contre cette pandémie.

«  L’avènement du CNRAO en Côte d’Ivoire a permis de réduire le risque de décès par le cancer de sein de 25% en quatre ans et demi de fonctionnement », a déclaré la directrice du Centre, Pr Didi-Kouko Coulibaly Judith.

Présentant les résultats chiffrés de l’impact de la radiothérapie dans le traitement du cancer de sein au Centre, Pr Judith Coulibaly a indiqué que de 2O10 à 2013, la survie était de 51,2%. De 2018 à 2022, avec le CNRAO, la survie est passée à 63%, pour tout patient confondu, quelque soit le stade et le risque de décès a été réduit de 25%. Ainsi du 25 janvier 2018 au 31 mars 2022, 1179 personnes atteintes de cancer du sein dont trois hommes ont été traitées, au centre.

La cérémonie de lancement officiel des activités d’Octobre rose 2022 du CNRAO a enregistré la présence des autorités administratives et diplomatiques.

En cancérologie, a-t-elle expliqué, on ne déclare la guérison qu’après dix ans de suivi sans récidive. Plus vite le dépistage est effectué pour la prise en charge, mieux, le patient a des chances de vivre plus longtemps et même d’en guérir.

Elle a invité les populations à se faire dépister. Car, aujourd’hui, l’on peut être guéri de cette maladie grave, lorsqu’elle est découverte tôt et correctement traitée.

Plusieurs actions ont été posées par l’Etat de Côte d’Ivoire pour renforcer la lutte contre ce fléau. Outre la création du CNRAO doté d’un plateau technique avancé, des facilités d’accès au soin y ont été instaurées, dont la possibilité de payer par prêts, à leur rythme ou dans l’attente d’une prise en charge, l’accès à des médicaments gratuits, en plus des soins d’accompagnement psychologique et la socio-esthétique.

La détection précoce du cancer du sein par le dépistage est profitable pour aller vers la guérison. Ainsi, le Centre démarre cette semaine des actions de sensibilisation et de dépistage de la maladie, à travers le pays.

Durant tout le mois d’octobre 2022, des examens de mammographie auront lieu au CHU d’Angré à Abidjan, à un tarif préférentiel de 2000 FCFA au lieu de 25 000 FCFA. Un appel à y participer, a été lancé à la population.

Le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Côte d’Ivoire, Dr Jean-Marie Vianny Yameogo, a salué la mutualisation des actions de l’Etat, du secteur privé, ainsi que celles du Centre qui permettent d’avoir des résultats satisfaisants dans la lutte contre cette pandémie.

Selon l’OMS, le nombre estimé de nouveau cancer de sein est passé de 1.380.000 en 2019 à 2.200.000 en 2020, ce qui en fait le cancer le plus courant. Plus d’une femme sur 12 développe le cancer de sein. Il est la première cause de mortalité.

Dans le monde, au cours de l’année 2020, 685.000 femmes ont perdu la vie en raison du cancer du sein, dont la plupart de décès dans les pays à revenu intermédiaire, note-il.

En Côte d’Ivoire, selon les données du registre des cancers d’Abidjan, 3306 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en 2020 avec 1785 décès enregistrés.

(AIP)

eaa/ask