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Béoumi, 8 août 2026 (AIP)- Le préfet du département de Béoumi, Asséman Koffi Patrick, a lancé, vendredi 7 août 2026, un appel à l’unité à l’ensemble des populations de sa circonscription administrative, les invitant à faire prévaloir l’intérêt général sur les intérêts individuels et à œuvrer dans le même sens pour le développement du département.

Cet appel, baptisé « Appel de Béoumi » par le préfet, a été lancé à l’occasion de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, en présence des autorités administratives, des élus, des cadres, des chefs traditionnels et religieux, des forces de défense et de sécurité ainsi que des différentes couches socio-professionnelles du département.

« Depuis que j’ai pris service à la tête du département, l’effet de la cohésion sociale me motive. C’est pourquoi l’Appel de Béoumi est un appel à l’unité. J’ai bien dit unité. Ce n’est pas une union », a déclaré Asséman Koffi Patrick.

Pour le préfet, l’union renvoie à un rassemblement, alors que l’unité suppose que chaque individu se considère comme une partie d’un même ensemble. « L’unité consiste à faire fi de son ego au profit de l’intérêt général. Une unité qui demande à chacun de se considérer comme une partie des autres et de considérer les autres comme une partie de soi-même, rendant ainsi concrète la solidarité opératoire qui se traduit par “un pour tous” », a-t-il expliqué.

Il a présenté cette conception de l’unité comme un moyen de renforcer les liens entre les filles et les fils de Béoumi et de favoriser la recherche d’un objectif commun. « L’Appel de Béoumi, “un pour tous, tous pour un”, revient à voir dans la même direction. C’est agir suivant la règle d’un même cœur dans des corps différents », a poursuivi le préfet.

Asséman Koffi Patrick a expliqué que cet appel vise à permettre aux populations du département de se retrouver autour des intérêts de leur communauté, en mettant de côté les considérations individuelles. « J’ai lancé cet appel parce qu’il était important que les fils et filles de Béoumi puissent se retrouver. L’appel que j’ai lancé, c’était un appel à l’unité, pas à l’union », a-t-il précisé.

Selon lui, lorsque chacun se considère comme une composante de l’ensemble, les actions posées à l’endroit des autres ont des conséquences sur toute la communauté. « Si vous vous considérez comme une partie de l’ensemble, et que l’autre est une partie de vous, comment pouvez-vous causer du tort à l’autre sans vous causer du tort à vous-même ? », a-t-il interrogé.

Le préfet a estimé que les efforts consentis pour le bien-être de la collectivité profitent à chaque membre de cette collectivité. « La lumière que vous allumez pour les autres, elle vous éclaire vous-même. Donc, si on fait des efforts pour le bonheur de la société dans laquelle nous vivons, en définitive, c’est pour notre propre bien que nous faisons la société », a-t-il relevé.

Il a invité les populations à retenir cette conception de la vie en société et à faire de l’unité un principe de leurs rapports quotidiens. « Je voudrais qu’au niveau de Béoumi, tout le monde puisse vivre en ayant cela en mémoire. Il faut que chacun puisse se considérer comme une partie de l’ensemble, et considérer l’ensemble comme une partie de ses choix. C’est, à mon sens, la meilleure façon de vivre en société », a-t-il déclaré.

Abordant les défis auxquels le département de Béoumi reste confronté, Asséman Koffi Patrick a mis en avant la question foncière, qu’il a présentée comme un sujet récurrent et à l’origine de conflits entre populations. « Mesdames et Messieurs, le département a de multiples défis, au nombre desquels le problème foncier. Oui, le problème foncier est très récurrent et conflictuel », a-t-il indiqué.

Face à cette situation, le préfet a annoncé l’organisation, dans les prochains mois à Béoumi, des États généraux du foncier. Cette rencontre devra, selon lui, permettre aux différents acteurs concernés de réfléchir aux questions liées à la gestion du foncier et d’aboutir à l’élaboration d’un « Pacte foncier départemental de Béoumi ».

Il a également annoncé que ces réflexions devront prendre en compte la question de l’aménagement de la vallée du Bandama, présentée comme un enjeu pour le développement du département.

(AIP)

yp/rkk

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