Cet article a été publié le: 6/07/22 18:32 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Bouaké abrite un atelier de validation du canevas de rapport d’activité des SPJEJ

Bouaké, 06 juil 2022 (AIP)- La salle de conférence du Ran hôtel de Bouaké a abrité lundi 04 et mardi 05 juillet 2022 un atelier de validation du canevas du rapport d’activité des services de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse.

Cet atelier, initié par la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (DPJEJ) avec l’appui technique et financier du PNUD, visait à faire adopter par les participants le canevas unique de rapport d’activité pour l’ensemble des SPJEJ afin de faciliter la collecte de données et leur traitement diligent par les structures dédiées.

Il s’agissait concrètement pour ces participants, issus des services extérieurs de la DPJEJ, notamment, le service de protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse (SPJEJ), d’identifier les variables tant quantitatives que qualitatives permettant d’évaluer les activités de ces SPJEJ et d’adopter un canevas de collecte des variables identifiées.

Il s’agissait également pour eux de définir à la fois la périodicité de la collecte et les indicateurs permettant de vérifier les activités des différents services de la DPJEJ tant quantitativement que qualitativement. Ces indicateurs sont un moyen permettant de mettre en exergue la quantité et la qualité des données ainsi que le volume de travail abattu par ces services. Ils permettent également de mieux percevoir la fréquence des cas traités en vue d’orienter les activités en fonction des fréquences constatées.

« Pendant ces deux jours, le PNUD et la direction de la planification et des statistiques (DPS) du ministère de la justice et des droits de l’homme nous ont permis de faire cet atelier pour mettre en place les outils permettant de collecter les données sur les activités menées par les services de la DPJEJ afin d’établir des statistiques fiables », a révélé du reste le sous-directeur de la DPJEJ, chargé de la prise en charge de l’enfance délinquante, Kouassi Alson.

Après avoir procédé à la mise en place de ces outils de collecte de données, les participants à l’atelier de Bouaké ont été formés à leur utilisation. Ces derniers sont désormais mieux outillés pour accomplir leurs tâches qui consistent à produire les données statistiques fiables qui seront transmises à la DPS puis aux services du budget afin que des ressources financières conséquentes soient dégagées pour permettre aux des différents services de la DPJEJ d’assurer le bon fonctionnement de la justice juvénile.

Comptant au nombre des services extérieurs de la direction de la protection judiciaire de l’enfance et de la jeunesse, la SPJEJ aide les magistrats dans toutes les procédures où sont impliqués les mineurs. Au regard de la vulnérabilité du mineur ou suivant la gravité des infractions, les investigations des agents des SPJEJ contribuent à mieux orienter les décisions des juridictions pour mineurs. Ainsi, suivant les conclusions des enquêtes des SPJEJ, les magistrats pour mineurs peuvent les placer pour formation dans un centre éducatif pour leur réinsertion sociale, précise-t-on.

(AIP)

rkk