Sassandra, 17 août 2026 (AIP) – Les populations de Boutoubré 2, village situé à cheval entre les régions du Gôhklê et de la Nawa, dans le département de Sassandra, plaident pour la réalisation d’infrastructures socio-économiques susceptibles de contribuer au développement de leur localité.
Selon le président des jeunes de la localité, Ory Louis Thibaut, cette bourgade est confrontée à plusieurs difficultés, notamment en matière d’accès, d’approvisionnement en eau potable, d’électrification et de scolarisation, qui constituent autant de facteurs entravant son développement.
M. Ory s’exprimait jeudi 13 août 2026, lors d’un entretien avec l’AIP, en marge de la consultation populaire relative à l’élaboration du Programme triennal de développement (PTD) 2027-2029, initiée par le conseil régional du Gôhklê.
Selon lui, l’accessibilité du village demeure l’une des principales préoccupations des populations, particulièrement pendant la saison des pluies. Les travaux de reprofilage de la piste villageoise réalisés par le conseil régional ont été fortement dégradés par les précipitations.
Face à la dégradation de la voie, les motos constituent désormais le principal moyen de locomotion permettant d’accéder à cette zone à fort potentiel agricole. Le président des jeunes appelle ainsi à la réalisation de travaux de réhabilitation plus importants afin de rendre la piste praticable par les véhicules.
M. Ory a également évoqué la question de l’accès à l’eau potable. « L’eau consommée par les populations de Boutoubré 2 subit les effets de l’orpaillage illégal qui sévit dans l’ensemble des sous-préfectures de Sassandra. Les déchets d’une usine de transformation de palmier à huile sont également déversés dans la rivière Dobo. Tout cela contribue à la pollution de l’eau destinée à la consommation des populations », a-t-il expliqué.
Outre les difficultés liées à l’approvisionnement en eau potable, Boutoubré 2 figure parmi les localités du département de Sassandra qui ne sont pas encore électrifiées.
Cette situation affecte notamment le fonctionnement du centre de santé, en particulier la conservation des vaccins et la prise en charge des patients, qui s’effectuent dans des conditions difficiles. Par la voix de leur représentant, les populations sollicitent donc l’électrification du village afin d’améliorer les conditions de travail du personnel de santé et, plus largement, les conditions de vie des habitants.
La scolarisation constitue également une préoccupation majeure. Le village ne dispose pas d’école primaire, tandis que l’établissement scolaire situé en direction de Méagui n’est accessible qu’en pirogue.
Craignant pour la sécurité de leurs enfants, les parents privilégient ainsi l’inscription de leurs progénitures à l’école primaire de Sikatioh, située à environ cinq kilomètres de Boutoubré 2. Les parents d’élèves souhaitent, par conséquent, la construction d’une école primaire dans le village afin d’éviter aux apprenants de parcourir de longues distances pour accéder à l’éducation et permettre aux familles d’assurer un meilleur suivi de leur scolarité.
(AIP)
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