Cet article a été publié le: 29/03/21 15:50 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Des artistes rendent hommage à James Kadjo Houra à Adiaké

Aboisso, 29 mars 2021 (AIP)- Des artistes plasticiens, dont des étudiants et enseignants de l’Institut supérieur des arts et de l’action culturelle (INSAAC) ont rendu hommage, du vendredi 26 au dimanche 28 mars 2021,  à Ngalwa, village de la  sous-préfecture d’Adiaké, à James Kadjo Houra, décédé le 29 janvier 2020 et inhumé le 20 mars 2020 en pleine crise sanitaire liée à la COVID-19.

Pour l’artiste peintre et directrice de l’école des beaux arts,  Mathilde Moreau, cette présence dans le village du “grand maitre James Houra ” vise à porter un message afin de montrer que l’artiste ne meurt jamais. Il s’agit de montrer par les œuvres d’art confectionnées sur place, à son domicile,  que James Houra a laissé des traces, a-t-elle relevé.

Quant à Justin Houssou, Youssouf Ba et le président de l’association des artistes plasticiens de Côte d’Ivoire, Adou Kouamé dit Aké, tous  anciens élèves de James Houra, ils sont venus immortaliser et rendre hommage à celui qui fut leur formateur. Ils retiennent de lui un travailleur infatigable pétri de talents, un homme rigoureux.

Pendant trois jours ces artistes ont fait montre de leur talent. Danses, peinture, sculpture  et visite au cimetière ont été au menu de cet hommage au maitre.le président de l’association des artistes plasticiens de Côte d’Ivoire, Adou Kouamé dit Aké

Le vice-président de l’association des cadres bétibé (souvent désigné par Ehotilé), Assémien  Lorrico  et le Dr Foba Antoine ont  rendu hommage au défunt et salué l’engagement de ce cadre  à redonner vie au Bétini, langue des bétibé.

Né le 27 mars 1952, James Hourra effectue ses études des arts à l’École nationale des Beaux-Arts d’Abidjan de 1968 à 1972. Il les poursuit à l’École des Beaux-Arts de Paris de 1972 à 1975 d’où il est titulaire d’un diplôme supérieur d’art plastique (spécialité peinture). Il s’inscrit à l’Université de Paris I et obtient son doctorat de 3e cycle en histoire de l’art.

Il revient en Côte d’ivoire où il enseigne l’Histoire de l’Art à l’Institut national des arts (INA) aujourd’hui INSAAC de 1978 à 1984. Il préside aussi l’Association nationale des artistes plasticiens de Côte d’Ivoire de 1980 à 1982. Ancien directeur de l’école des beaux arts d’Abidjan, James Houra est connu pour ses tableaux en damier, qu’il qualifie lui-même de « figuratif informel ».

James Houra est l’une des figures emblématiques des arts  que la région du Sud-comoé perd après Bernard Dadié.

(AIP)

akn/fmo