Cet article a été publié le: 10/08/21 12:25 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Des enseignants-chercheurs de Daloa s’attaquent aux pertes post-récolte des céréales

Abidjan, 10 août 2021 (AIP) – Dr Elisée Kouassi Kporou, de l’Université Jean-Lorougnon Guédé de Daloa, développe actuellement un biofongicide permettant de lutter contre les pourritures des céréales en stockage, rapporte une note d’information transmise à l’AIP.

Lauréat du programme CoLAB Côte d’Ivoire sur la sécurité alimentaire, le projet BioCC+ est développé en partenariat avec le Centre national de recherches agronomiques (CNRA), l’Organisation professionnelle agricole (OPA) SCOOP “Adjalé-Ouflé”, représentant des bénéficiaires, et finalement l’entreprise Callivoire qui apportent chacun leurs expertises.

Ces acteurs collaborent pour développer cette solution réalisée à partir d’essences aromatiques, pour proposer une alternative à l’utilisation des fongicides de synthèse. Grâce à ce biofongicide, l’équipe projet vise à diminuer les risques de contamination des aliments de base de la cuisine ivoirienne et donc réduire les intoxications alimentaires liées à la consommation de ces céréales contaminées. Il permettra également d’augmenter les revenus agricoles des producteurs céréaliers par la réduction des pertes post-récoltes à l’occasion de leur stockage.

Après deux mois d’activités terrains de sensibilisation sur le produit, d’essai et de suivi du produit avec l’OPA, les résultats de l’expérimentation sont concluants. « Le produit nous permet de mieux conserver les céréales et de les revendre plus chers après. Pendant la récolte, le maïs était à 12000f bord champs et après le temps de récolte , le prix bord champs est de 20000f le sac de 100 kg de maïs, du coup nous gagnons une marge de 8000 f avec le peu qu’on a pu conserver, ce qui est énorme », affirme Ettien N’Goran Allou, président de l’Union des producteurs de maïs de la région du Haut Sassandra.

Accompagnés par CoLAB et ses partenaires sur cette collaboration multi-acteurs, le porteur de projet, Dr Elisée Kouassi Kporou, a souligné que le programme CoLAB les a aidé à avoir l’expertise en matière de projet collaboratif, de comprendre que pour mieux adresser un problème de la société, il faut être en contact avec tous les acteurs de cette société. “Mais aussi, CoLAB a mis à notre disposition des outils de gestion de projets entrepreneuriaux innovants”, a-t-il ajouté, soulignant qu’un projet multi-acteurs est beaucoup plus porteur de résultats.

Le CoLAB est co-développé et lancé en 2017 par l’IRD, makesense et Bond’Innov, avec le soutien financier du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français (MEAE).
(AIP)
cmas