Abidjan, 28 sept 2026 (AIP) – Des experts des administrations publiques et parapubliques ont harmonisé, du lundi 21 au vendredi 25 septembre 2026 à Grand-Bassam, les données économiques et financières devant servir de référence aux projections macroéconomiques de la Côte d’Ivoire sur la période 2026-2031.
Ces travaux de cinq jours, ouverts lundi 21 septembre 2026 par le directeur général adjoint du Trésor et de la Comptabilité publique, Beugré Amos, ont réuni les acteurs chargés des prévisions macroéconomiques et des statistiques sectorielles.
Au terme des travaux vendredi 25 septembre 2026, les participants ont notamment permis de faire le bilan de la mise en œuvre du Programme économique et financier (PEF) 2023-2026, d’en examiner les principaux résultats et d’identifier les enseignements à prendre en compte dans l’élaboration des perspectives économiques pour les prochaines années.
Les participants ont également travaillé à assurer la cohérence des différents comptes macroéconomiques et à réviser le cadre macroéconomique 2026-2031, édition septembre 2026, sur la base des nouvelles hypothèses de projection.
À la clôture de l’atelier, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Ahoussi Arthur Augustin Pascal, représentant le directeur de Cabinet du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, a relevé les perspectives favorables de l’économie ivoirienne.
« La Côte d’Ivoire affiche une bonne santé économique et financière », a-t-il déclaré, en s’appuyant sur les résultats issus des travaux.
Selon les projections présentées, la croissance du PIB réel devrait atteindre 6,2 % en 2026, contre 4,3 % en moyenne en Afrique subsaharienne, tandis que l’inflation devrait s’établir à 2,2 %, en dessous de la norme communautaire de 3 %.
Le déficit budgétaire devrait, pour sa part, ressortir à 3,8 % du PIB, alors que le solde du compte des transactions courantes est projeté à -1,5 % du PIB, grâce notamment à l’excédent attendu du compte des biens.
Ces perspectives devraient être soutenues par la poursuite des réformes engagées dans le cadre du PEF 2023-2026, notamment en matière de consolidation budgétaire, malgré les incertitudes qui affectent l’économie mondiale.
La mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2026-2030 devrait également contribuer à soutenir cette dynamique, à travers la poursuite des investissements publics dans les infrastructures prioritaires et à portée sociale, la réduction de la pauvreté, la transformation locale des matières premières et l’amélioration des revenus des producteurs.
M.Ahoussi a estimé que le cadre macroéconomique révisé constituait un outil d’orientation stratégique pour les décisions de politique économique et budgétaire du Gouvernement.
Il a annoncé la transmission à sa hiérarchie des résultats et recommandations issus de l’atelier, en vue notamment de préparer les prochaines consultations avec le Fonds monétaire international (FMI). Les travaux ont été coordonnés par le directeur de la Coordination statistique, Touré Vakaramoko.
(AIP)
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