vendredi, septembre 11

Tengrela, 22 août 2026 (AIP)- Les membres des coopératives agricoles de Papara, Débété et Kanakono bénéficient, du 17 au 21 août 2026, d’une formation sur les techniques améliorées de production du maïs et des cultures maraîchères, dans le cadre du Projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2).

Financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Coginta, le projet vise, à travers cette activité, à renforcer les capacités des producteurs afin d’améliorer durablement leur productivité et leur résilience face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Dans le département de Tengrela, où l’agriculture constitue une importante source de revenus et contribue à l’autosuffisance alimentaire des ménages, les producteurs font notamment face à une maîtrise insuffisante des techniques culturales améliorées, à la dégradation des sols, à l’irrégularité des pluies et à un accès limité aux connaissances agricoles actualisées.

La formation cible particulièrement les femmes des coopératives Wôbeh de Papara, Tiècha de Débété et Binkadi de Kanakono. Six formateurs, soit deux par coopérative, assurent leur encadrement technique. Certains disposent notamment d’une expertise acquise à l’École supérieure d’agronomie (ESA) de l’Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB).

L’approche pédagogique privilégie la pratique et la participation des bénéficiaires. Les enseignements théoriques sont ainsi complétés par des démonstrations sur des parcelles, des travaux de groupe et des études de cas, favorisant le partage d’expériences et l’adaptation des connaissances aux réalités locales.

Les participants sont notamment formés à l’analyse des caractéristiques agroécologiques, à la préparation des sols en zones sèches, à la gestion de l’eau et à l’irrigation, à la fertilisation organique, au choix de variétés résilientes ainsi qu’à la lutte intégrée contre les ravageurs.

Le calendrier cultural adapté aux tendances climatiques et la gestion collective des intrants, des outils et des terres figurent également parmi les modules abordés.

À terme, la formation devrait permettre aux bénéficiaires d’améliorer leurs compétences en gestion durable des sols et de mieux maîtriser les techniques de production, notamment grâce à l’utilisation de variétés adaptées aux conditions climatiques locales.

Le recours à la fertilisation organique et aux méthodes de lutte intégrée devrait également contribuer à l’amélioration des rendements.

Au-delà du renforcement des capacités techniques, l’initiative entend consolider l’organisation et la gestion des coopératives, afin de favoriser une meilleure coordination des ressources et des activités, d’accroître les revenus des bénéficiaires et de réduire leur vulnérabilité économique.

À travers cette action, le projet SECORCI 2 entend ainsi contribuer à l’émergence d’une agriculture plus résiliente et durable, tout en renforçant l’autonomisation économique et la cohésion sociale au sein des communautés bénéficiaires.

(AIP)

kdk/sn/zaar

 

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