Cet article a été publié le: 23/12/20 16:19 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Des jeunes s’engagent à réaliser une pépinière de 50 000 arbres dans le cadre de l’agroforesterie

Vavoua, 23 déc (AIP)- Des jeunes filles et garçons de plusieurs communautés, réunis au sein d’un comité à Vrouo 2 et à Diafla, dans le département de Vavoua, se sont engagés au cours d’une réunion d’information initiée par l’ONG Initiative pour le développement communautaire et la sauvegarde de la forêt (IDEF), à réaliser une pépinières 50.000 arbres de diverses espèces dans le cadre de l’agroforesterie.

Ces jeunes ont nettoyé, dimanche 20 décembre 2020, un espace situé au bord d’une rivière pour contenir les 20 000 premières plantules à produire à Vrouo 2. Selon  l’encadreur de ces jeunes volontaires, Diawara Aboudramane, ces plants sont composés de d’iroko, de bois bété et de fraké, des essences qui poussent naturellement dans cette région.

Les plants produits serviront à faire renaître le couvert forestier des zones rurales et surtout des réserves forestières de l’Etat. Vendus à terme, au coût très accessible de 50 FCFA le pied, la somme recueillie servira, , selon le responsable de l’IDEF pour ce projet, Traoré Bakari, à nourrir les travailleurs de la pépinière et à répondre à leurs besoins de fonctionnement.

L’objectif de l’ONG est d’amener les populations de Vrouo 2 et de Diafla à faire renaître le couvert forestier des forêts classées du Haut-Sassandra et de Séguéla presqu’entièrement détruites par les producteurs du cacao.

Aussi, l’IDEF et son partenaire financier Client Earth veulent-ils amener les producteurs de cette zone à s’inscrire dans le projet mondial de cacao durable qui consiste à produire du cacao sans détruire la forêt et les arbres grâce à la technique de l’agroforesterie.

Selon le président de l’un des comité basé à Vrouo 2, en plus du matériel agricole d’une valeur de deux millions reçu, l’obtention d’un tricycle s’avère nécessaire pour le transport de la terre pour la pépinière.

Plusieurs producteurs cultivent le cacao dans les forêts classées. L’Etat leur a enjoint de quitter les forêts classées et leur seule possibilité pour continuer de récolter les cabosses de cacao sans créer de nouveaux champs est d’y planter des arbres par la technique de l’agroforesterie.

(AIP)

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