Cet article a été publié le: 8/09/20 8:51 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Des leaders communautaires du Lôh-Djiboua formés pour des présidentielles apaisées

Divo, 08 sept. 2020 (AIP) – Cinquante leaders communautaires et des femmes leaders de Divo et de Lakota bénéficient, de lundi à mardi à Divo, d’une formation de renforcement de capacités, en vue d’œuvrer, tout au long du processus électoral de la présidentielle d’octobre 2020, pour le maintien de la paix et de la cohésion sociale dans ces localités jugées à risque par les organisateurs de cet atelier.

Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « La paix par moi !», dont le partenaire opérationnel est le Regroupement des acteurs ivoiriens des Droits humains (RAIDH), avec un cofinancement de l’Union européenne et de la fondation allemande, Konrad-Adenauer-Stitung (KAS). Selon les organisateurs, la survenance régulière de violences dans les processus électoraux en Côte d’Ivoire ces dernières années a motivé l’initiative de ce projet.

Les 50 leaders communautaires, issus de la chefferie, des jeunes, des religieux, et des femmes leaders, des deux localités, sont formés pour constituer des relais locaux, à même de mieux jouer leur rôle dans les différentes communautés, avant, pendant et après les élections, pour ainsi renforcer la cohésion sociale par une plus grande implication, surtout des femmes.

Le Coordonnateur du projet, Adelis Yapi, de la fondation KAS, a expliqué que ce projet concerne une série de formations dans 27 localités de Côte d’Ivoire, jugées particulièrement à risque en cette période électorale, dont Divo et Lakota.

A la suite de la formation des leaders communautaires et de femmes, suivra celle des forces de l’ordre et de sécurité, mercredi et jeudi, pour une meilleure sécurisation des élections et une convergence d’action avec la société civile. L’installation, vendredi, d’un comité de veille et de prévention des conflits pour chacune des localités bouclera cette série de formation dans le Lôh-Djiboua.

Dans un passé récents, Divo et Lakota ont connu des violences post-électorales, notamment lors des élections législatives, municipales et régionales de 2018. Le 21 août 2020, des manifestations de l’opposition, contestant un 3ème mandat du président Alassane Ouattara, ont débouché sur des violences à relent intercommunautaires, ayant fait huit morts et d’importants dégâts matériels.

(AIP)

jmk/tm