Cet article a été publié le: 28/06/21 17:26 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Des officiers de police et de la gendarmerie en formation sur les VBG à Abidjan

Abidjan, 28 juin 2021 (AIP)- Près de 35 acteurs de la chaîne judiciaire composés de gendarmes et de policiers prennent part depuis lundi 28 juin 2021 à Abidjan à un atelier de formation à l’initiative de l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) sur les Violences basées sur le genre (VBG).

Cette formation, qui s’inscrit dans le cadre du projet appui à l’amélioration des droits des femmes et des enfants vulnérables et victimes des VBG, financée par l’ambassade de la République fédérale d’Allemagne en Côte d’Ivoire, vise à permettre à ces officiers qui sont en première ligne d’acquérir des connaissances claires sur le fléau, d’être imprégnés des outils disponibles (collecte de données, fiches de monitoring) et de comprendre l’intérêt de la lutte et de s’y engager.

Ouvrant cet atelier, la présidente du conseil d’administration de l’AFJCI, Me Simone Assa-Akoh a précisé que cette formation concerne les Officiers de polices judiciaires (OPJ) dans les zones de mises en œuvre du projet à savoir le district d’Abidjan et les zones environnantes (Azaguié, Bingerville…) dans lesquelles, le fléau est vécu.

« Ce sont les acteurs importants dans la chaîne judiciaire. Les OPJ dans les brigades de gendarmerie et dans les commissariats sont les premières personnes que les victimes rencontrent. Ce sont ces officiers qui traitent les enquêtes préliminaires avant de transmettre les dossiers aux Procureurs de la zone de compétence pour permettre d’engager des poursuites », a-t-elle expliqué.

Selon Mme Assa-Akoh, les participants au sortir de la formation seront imprégnés sur les différentes catégories de VBG que la Côte d’Ivoire a retenues, les notions qui s’y rattachent, bien connaitre la qualité des victimes, les textes de lois et les évolutions.

Les VGB sont sous plusieurs formes notamment les violences domestiques, les traites des femmes et des filles, les violences sexuelles en temps de conflit, les mariages des enfants, les mutilations génitales…

Selon le système national de collecte de données VBG de 2018, ce sont 2.615 cas rapportés et pris en charge dont 735 cas de violences sexuelles avec 517 cas perpétrés sur des enfants de moins de 18 ans soit 70,34%.

Créée en 1984, l’AFJCI a pour objectif de contribuer à l’établissement d’une justice égalitaire entre les sexes et à l’amélioration d’un statut juridique de la femme et de l’enfant.

L’atelier prend fin mardi 29 juin.

(AIP)

Bsp/ask