Cet article a été publié le: 21/10/21 11:25 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Des régulateurs africains se forment sur la juste tarification de l’électricité à Abidjan

Abidjan, 21 oct 2021 (AIP)-Vingt-cinq régulateurs africains du secteur de l’électricité, retenus après études de dossier de candidature du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République Démocratique du Congo (RDC), Mali, Niger, Sénégal, Tchad et de Côte d’Ivoire sont en formation du 18 au 22 octobre 2021 à Abidjan sur la juste tarification de l’électricité.

Cette session qui est à sa 7ème édition est organisée par l’Autorité nationale de régulation du secteur de l’électricité de Côte d’Ivoire (ANARE-CI) autour du thème “régulation et tarification de l’industrie électrique”.

Il s’agit pour les experts de comprendre le marché électrique et son fonctionnement, d’expliquer pourquoi l’industrie électrique est réglementée dans un contexte de libéralisation du marché, de présenter les diverses méthodologies de tarification et définir leurs objectifs, de déterminer le degré d’inter financement des services et les tarifs sociaux et de développer une structure tarifaire et calculer les tarifs d’interconnexion.

« La tarification doit être équitable pour l’investisseur et pour l’utilisateur du système électrique. Le fait de calculer au mieux permettra de rassurer l’investisseur qui gagnera une marge correcte et l’utilisateur qui sait qu’il paiera pour un système électrique juste. Si vous calculez mal cela aura un impact sur l’investisseur ou le consommateur », a expliqué le formateur Antoine Thoreau.

Selon lui, la transparence dans le calcul du tarif des coûts est un élément essentiel dans le développement économique d’une nation.

«Si le prix est transparent, il y a moins de plaintes et de doutes. La tarification d’un pays à un autre est différente car les ressources ne sont pas les mêmes. Si vous êtes un pays hydroélectrique, vous aurez de l’électricité à moindre coût par rapport à un autre qui a une centrale thermique. Si vous investissez dans un barrage, vous avez un coût d’électricité qui peut être stable pour toute la durée de vie du barrage », a détaillé l’expert formateur.

Au nom du président du Conseil d’administration de l’ANARE-CI, Alexis Blé Kpopka a salué mardi 19 octobre 2021, l’initiative de la tenue de la formation en terre ivoirienne. Il a souhaité une rencontre fructueuse pour permettre une bonne régulation et tarification de l’industrie électrique.

L’électrification rurale, l’interconnexion, le développement des énergies renouvelables, etc., démontrent bien la nécessité de la réglementation pour l’encadrement des acteurs et l’établissement des règles du bon fonctionnement des marchés électriques.

Le défi majeur des organes de régulation est la maitrise de la tarification au regard de trois contraintes essentielles d’une part, dégager des recettes suffisantes afin de couvrir la totalité des coûts des activités nécessaires à la fourniture du service, tout en accordant aux investisseurs une rétribution attrayante des capitaux investis ; d’autre part, obtenir au profit des consommateurs, la fourniture du service dans les meilleures conditions de qualité et de coût, tout en envoyant à chaque client les signaux économiques favorisant l’utilisation rationnelle et optimale de l’électricité ou des réseaux électriques.

(AIP)

Bsp/ask