Cet article a été publié le: 30/12/20 10:04 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Dialogue politique : L’opposition diffère sa signature du rapport final

Abidjan, 30 déc 2020 (AIP)- Les partis politiques de l’opposition, notamment la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) et Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) ont décidé de différer leur signature du rapport final du dialogue politique.

Lors d’un point de presse mardi 29 décembre 2020, au siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), à Cocody à Abidjan, le secrétaire exécutif en chef par intérim du PDCI, Niamkey Koffi, a expliqué les raisons de la non signature de ce document à l’issue d’une rencontre des acteurs politiques avec le Premier ministre Hamed Bakayoko ce même jour.

« Lorsque l’on va à des assises comme celles d’aujourd’hui, le rapport final doit faire l’objet d’une adoption. Or, ce ne fut pas le cas aujourd’hui, nous avons pris connaissance du rapport ce soir et donc, nous avons demandé qu’on nous permette de différer la signature de ce document », a-t-il déclaré.

« Nous avons seulement pris connaissance du rapport aujourd’hui, nous ne pouvons pas immédiatement apposer notre signature sans un examen préalable et un examen approfondi qui nous permet de l’adopter », a poursuivi M. Niamkey.

Selon lui, les ambiguïtés pour les équivoques dans la lecture du texte doivent faire l’objet d’éclaircissement à travers la poursuite de ce dialogue entre le Président Alassane Ouattara, le président Laurent Gbagbo et le président Henri Konan Bédié.

« C’est au terme de ces éclaircissements que la plate-forme de l’opposition va apposer sa signature au bas de ce rapport. Nous ne disons pas par là qu’il y a eu accord ou désaccord, mais nous disons que le dialogue politique lui-même a banni dans son déroulement l’usage de ces notions. Tout ce que nous recherchons, c’est un dialogue qui soit un dialogue permanent et continu, et qui aboutisse à des compromis acceptables par tous. Voilà la raison fondamentale du différé de notre signature qui n’est pas un refus de signature », a-t-il conclu.

L’objectif de ce dialogue politique entamé le 21 décembre 2020 entre le Gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile, est  d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la paix et la cohésion sociale dans le pays.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont pu s’accorder sur la date des prochaines législatives qui devront se tenir en mars 2021.

(AIP)

gak/fmo