Cet article a été publié le: 19/07/21 13:56 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Face au CESEC, le président de la Chambre nationale d’agriculture plaide pour un financement pérenne de l’institution

Abidjan, 19 juil 2021 (AIP) – Le président du comité de pilotage et de restructuration de la Chambre nationale d’agriculture de Côte d’Ivoire, Bamba Sindou, qui a présenté lundi 19 juillet 2021, les missions et défis de l’institution devant le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), a plaidé pour une source de financement pérenne.

“La lancinante question du financement des institutions consulaires est à poser”, a souligné devant les membres du CESEC, Bamba Sindou, invité à la tribune “Les grandes rencontres du CESEC”. Il est revenu sur la question du centime additionnel qui a disparu depuis la loi de 1998, tout en notant la flexibilité des chambres qui s’adaptent à tous types de financement.

“L’économie de ce pays ne repose-t-elle pas sur l’agriculture?”, a interrogé le président de la Chambre nationale d’agriculture, après avoir fait observer que par exemple, celle-ci n’est pas représentée au CESEC, ni dans les lieux où transitent les produits agricoles (Ports, Aéroport, Sitarail), encore moins dans les Conseils (Conseil du café-cacao, Conseil du coton et de l’anacarde, Conseil hévéa – palmier à huile).

M. Bamba a instruit ses hôtes sur les fondements des Chambres d’agriculture, en s’appesantissant sur le modèle institutionnel ivoirien, son organisation, son fonctionnement, ses atouts ainsi que ses projets et programmes. Profitant de l’occasion pour évoquer les difficultés qui plombent la pleine mise en œuvre des missions de la chambre consulaire, Bamba Sindou a sollicité l’appui du président du CESEC, Dr Eugène Aka Aouélé, afin qu’il soit l’Avocat de la cause de l’institution parce que “les chantiers à défricher sont importants” alors que les moyens sont insuffisants.

Tout en saluant le pragmatisme du ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, le président Bamba levé un coin de voile sur les causes de la léthargie actuelle de la Chambre. Il s’agit, entre autres, de problèmes de gouvernance (conflits avec la tutelle), de problème de légitimité (mode de désignation pas très adaptée) et de l’absence de volonté politique pour faire la promotion des Chambres d’agriculture (pas de moyens donnés à ces services délégués pour leur permettre d’accomplir leurs missions). Autant de soucis qui ont conduit, en 2001, à la prise d’un Décret pour déclarer la fin du mandat des élus -mais pas à la vie de l’institution- et à la mise en place du comité de pilotage et de restructuration.

Dotée de missions consulaires et de développement, la Chambre nationale d’agriculture est l’une des plus vieilles institutions, créée en 1925 sous l’ère coloniale. Eu égard à son importance, elle a été reconduite dès l’Indépendance par la Loi 60-340 du 28 octobre 1960, portant institution des assemblées consulaires représentatives des intérêts économiques de la Côte d’Ivoire. Les Chambres d’agriculture sont ainsi des organes professionnels, consultatifs, représentatifs et promotionnels des intérêts des personnes physiques et morales, exerçant une ou plusieurs activités du secteur agricole (Décret 2002-496 du 14 novembre 2002). Etablissements publics de type particulier jouissant de la personnalité juridique et de l’autonomie financière, elles constituent l’interface entre le secteur public et privé agricole.

(AIP)

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