Cet article a été publié le: 13/12/20 16:03 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Formation sur les enjeux du commerce de bétail en Afrique de l’Ouest à Tienko

Odienné, 13 déc 2020 (AIP) 11-  La sous-préfecture de Tienko a accueilli, du lundi 7 au vendredi 11 décembre 2020, un atelier de formation et d’information sur les enjeux du commerce de bétail en Afrique de l’Ouest, à l’initiative de l’Association des jeunes éleveurs-agriculteurs modernes d’Odienné (AJELAMO).

L’activité s’inscrit dans le cadre des actions visant à assurer une meilleure cohabitation entre éleveurs et agriculteurs dans cette localité frontalière qui constitue une porte d’entrée pour le bétail, transhumant du Mali vers la Côte d’Ivoire. La transhumance est source de récurrents conflits dans la zone.

Organisé sous la forme d’un débat multi-acteurs le séminaire a réuni 25 participants. Y ont pris part, en plus d’acteurs des deux filières, des responsables administratifs, des représentants de collectivités, des autorités traditionnelles. Des consommateurs aussi.

L’atelier de Tienko, 3ème du genre, après ceux d’Odienné et de Minignan, participe de la mise en œuvre du projet d’appui à la mobilité du bétail pour un meilleur accès aux ressources et marchés en Afrique de l’Ouest (PAMOBARMA), visant l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs de la filière bétail-viande. Le programme est une composante du Projet régional de dialogue et d’investissement pour le pastoralisme et la transhumance au sahel et dans les pays côtiers de l’Afrique de l’Ouest (PREDIP), financé par l’Union européenne et par l’Agence française de développement (AFD).

PAMOBARMA, prévu pour une durée de 50 mois, est en déploiement dans le Nord Ivoirien et s’étend concomitamment sur huit autres Etats Ouest africains. L’AJELAMO, partenaire au projet, a en charge son exécution dans les régions du Kabadougou et du Folon.

Le séminaire de Tienko a permis notamment de présenter et d’expliquer aux participants les textes communautaires qui encadrent les mouvements de bétails d’un Etat à un autre, en Afrique de l’Ouest. De même que les règles qui régissent la transhumance. De même que le bien fondé du projet PAMOBARMA.

Le sous-préfet de Tienko, Donatien Sigbeu et son collègue de Mahandiana-Sokourani, Aurelien Tohouri, co-présidant la cérémonie de clôture, vendredi, se sont félicités de la tenue de cette session d’information et de formation qui pour eux va aider à atténuer les conflits agriculteurs-éleveurs. En ce qu’elle vient rappeler et faire comprendre la nécessité de l’activité de transhumance dont tous bénéficient. Ils ont exhorté les participants à être des relais dans leurs différentes communautés.

(AIP)

kg/kam