Cet article a été publié le: 1/08/22 16:56 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/ Gestion des aires protégées: Des populations de Niakara invitent la SODEFOR à s’inspirer du modèle participatif de l’OIPR

Niakara, 1er août 2022 (AIP)- Des habitants des localités riveraines des forêts classées dans le département de Niakara (Centre-nord, région du Hambol) exhortent la direction de la Société de développement des forêts en Côte d’Ivoire (SODEFOR), à s’inspirer de la vision et la politique de gestion participative de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR) dans la protection et la surveillance du patrimoine forestier national.

Elle se sont exprimée au cours d’un micro-trottoir réalisé par l’AIP dimanche 31 juillet et lundi 1er août 2022.

Pour D.B.A (48 ans), un habitant de Loho, village jouxtant une forêt classée à 18 km à l’Est de la ville de Niakara,” la SODEFOR agit en vase clos et mène seule sa politique de protection et de sauvegarde sans même impliquer  les populations riveraines  qui, en principe, devraient être les yeux, les oreilles et la voix de cette structure d’État. Résultat : la zone est toujours victime de la prédation des orpailleurs clandestins”.
Quant à N.C.S (44 ans), un agriculteur à Niangbo, il a déploré “des rapports non cordiaux et des incompréhensions”  entre la SODEFOR et les riverains des forêts classées de Badiokaha et d’Arikokaha.
“Même le collège moderne d’Arikokaha a été finalement construit entre Fononkaha et Arikokaha en 2021, le premier site, entre Arikokaha et Badiokaha, ayant été déclaré propriété de la SODEFOR”, a-t-il révélé.
Il suggère que la direction générale de la SODEFOR délimite clairement ses espaces protégés du département de Niakara et mette en place une politique de protection et de surveillance des forêts classées qui implique véritablement les populations riveraines et ce, à l’instar de l’OIPR à travers ses Comités de gestion locaux (CGL) dont font partie intégrante, les ONG, les villages riverains des parcs ou réserves, les autorités préfectorales et sous-préfectorales des localités et régions concernées.
De l’avis de tous,  dont  celui  de O.K.T (59 ans), un habitant de Latokaha, village riverain de la réserve de faune et  de flore du Haut-Bandama, à 12 km à au Sud-ouest de la ville de Niakara, “ces comités locaux sont la preuve tangible et concrète de l’effectivité de la gestion participative et donc de la bonne gouvernance voulue et promue par la direction générale  de l’OIPR”.
Ce mode de gouvernance a été porté sur les fonts baptismaux en juillet 2002 et  axe ses activités sur la communication pour un changement de comportement et surtout sur l’éducation environnementale.
La SODEFOR est une structure créée en septembre 1966, avec pour vocation de s’occuper de l’entretien, de l’expansion et de la valorisation des forêts placées sous sa responsabilité. A Niakara, elle mène le combat contre l’exploitation du sol (agriculteurs), sous-sol (orpailleurs clandestins) et des richesses ligneuses (exploitation illégale) des vastes aires protégées du département.
(AIP)
jbm/fmo