Cet article a été publié le: 3/10/22 9:44 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Au Burkina Faso, Sandaogo Damiba démissionne en faveur du capitaine Ibrahim Traoré

Abidjan, 03 oct 2022 ( AIP)- Le président de la transition burkinabè, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui refusait sa destitution a finalement accepté de démissionner dimanche 02 octobre 2022 pour céder la place au capitaine Ibrahim Traoré, à la suite d’une médiation menée entre les deux rivaux par des chefs religieux et communautaires.

Depuis l’annonce au soir du vendredi 30 septembre par des militaires conduits par le capitaine Traoré pour la destitution de Damiba, lui-même arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en janvier 2022, la tension était vive au Burkina Faso.

Dans un communiqué publié samedi, la nouvelle équipe dirigeante de la transition avait annoncé que l’ex-président s’est écarté de l’objectif fondamental de reconquête du territoire aux mains des terroristes et a causé la perte d’autres localités auparavant paisibles.

Dans un discours prononcé dimanche devant une trentaine de secrétaires généraux de ministères, le capitaine Traoré s’est excusé pour les militaires qui « ont troublé Ouagadougou » ces dernières heures. « Cela est arrivé parce que certaines choses ne fonctionnent pas bien », a-t-il dit, estimant qu’il faut aller vite pour changer cela car « tout le pays est en situation d’urgence ».

Il en a également profité pour demander aux populations à se départir  de tout acte de violence et de vandalisme, notamment ceux qui pourraient être perpétrés contre l’ambassade de France ou la base militaire française à Ouagadougou.

Un autre communiqué toujours du dimanche  a  précisé qu’en attendant la prestation de serment du futur président du Faso qui sera désigné par les forces vives de la Nation, le capitaine Ibrahim Traoré est chargé de l’expédition des affaires courantes de l’État.

Le lieutenant colonel Henry Paul Sandaogo Damiba est arrivé au pouvoir le 24 janvier 2022,  par un coup d’Etat ayant renversé le président Roch Marc Christian Kaboré, accusé d’inefficacité dans la lutte contre les violences djihadistes.

(AIP)

sdaf/cmas