Cet article a été publié le: 19/11/20 15:39 GMT

Côte d’Ivoire-AIP/Inter/ Covid-19 : l’OMS appelle à davantage de vigilance en Afrique à l’approche des fêtes de fin d’année (Communiqué)

Abidjan, 19 nov 2020 (AIP)- L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle les pays africains à rester extrêmement vigilants, à l’approche des fêtes de fin d’année au regard de l’augmentation du nombre de cas de Covid-19 depuis début octobre, rapporte un communiqué de l’Organisme transmis jeudi 19 novembre 2020 à l’AIP.

Dans les 47 pays de la région africaine de l’OMS, 19 pays ont signalé une augmentation de plus 20 % de nouveaux cas au cours des derniers 28 jours par rapport aux quatre semaines précédentes. Contrairement à la première vague de cas qui a été déclenchée par des zones à risque élevé en Afrique subsaharienne, la récente hausse a lieu principalement dans la région nord-africaine, où les températures commencent à baisser.

En période de fin d’année, les grands rassemblements et la mobilité ont été identifiés comme des facteurs de risque d’augmentation de la propagation de la COVID-19. Ainsi la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti a averti sur la possibilité de voir « de nouveaux foyers de cas émerger dans des endroits qui n’ont pas été touchés jusqu’à présent, du fait des déplacements ou des rassemblements pour les festivités ».

Toutefois, elle encourage les populations africaines à réduire les risques de contamination par l’usage des mesures barrières, à savoir le port du masque, la réduction du nombre de personnes lors de réunions, le maintien d’une distance physique et la bonne hygiène des mains. « Nous pouvons faire la fête, mais faisons-le en toute sécurité », a-t-elle déclaré.

L’OMS exhorte les États membres à mener des évaluations de risques au niveau infranational et à identifier les zones à haut risque, relève le communiqué. En s’appuyant sur cette analyse, les gouvernements locaux peuvent adapter leurs mesures de santé publique et adopter un processus décisionnel flexible.

L’OMS par ailleurs, aide à la préparation à une potentielle augmentation des admissions dans les hôpitaux en formant davantage des personnes en charge des suivis et des cliniciens à mieux gérer les cas.

(AIP)

eaa/ask